Les antennes relais - L'essentiel De quoi s’agit-il ? Les antennes-relais sont destinées à permettre la communication entre téléphones mobiles (appels vocaux, SMS), et l’internet mobile. Chaque génération de téléphonie mobile (3G, 4G, 5G) se voit attribuer une ou des bandes de fréquences pour émettre (une bande de fréquences peut être utilisée par plusieurs générations de téléphonie). Quelle réglementation ? La création ou la modification substantielle d’antennes-relais est soumise à diverses autorisations réglementaires, notamment l’autorisation d’implantation délivrée à l’opérateur par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), et l’autorisation d’urbanisme délivrée par le maire (permis de construire ou déclaration préalable de travaux, selon le type d’installation). Le maire joue un rôle majeur dans l’information et la concertation du public. Les valeurs-limites d’exposition (VLE) pour les antennes-relais vont de 36 à 61 V/m (volts/mètre) selon la bande de fréquence utilisée. Ces VLE prennent uniquement en compte l’effet thermique (échauffement). A noter : l’exploitant a une obligation d’information sur les actions engagées pour assurer que l’exposition des établissements particuliers (établissements de soins, crèches et écoles) situés dans un périmètre de 100 m de l’antenne-relais est aussi faible que possible tout « en préservant le service rendu ». Cette information est cependant produite uniquement sur demande des autorités. Les points atypiques sont des lieux où le niveau d’exposition aux champs électromagnétiques est supérieur ou égal à un seuil d’attention. En cas de dépassement de ce seuil, les opérateurs sont tenus d’agir pour diminuer l’exposition du public. Les autorités ont relevé le seuil de 6 V/m à 9V/m, faisant mathématiquement baisser le nombre de points atypiques… une solution dénoncée par les associations dont PRIARTEM et Agir pour l’Environnement. Quel est le problème ? Les antennes-relais peuvent susciter de fortes oppositions et mobilisations chez les riverains, par manque de concertation et d’information, lorsqu’ils sont mis devant le fait accompli, et découvrent le projet d’installation trop tard pour agir. Il existe cependant des moyens d’éviter cette situation. L’atteinte au cadre de vie est un autre grief à leur égard : les antennes-relais « gâchent » le paysage et/ou la vue depuis le logement et peuvent entraîner sa dépréciation immobilière. Enfin, les riverains craignent des effets néfastes sur la santé. L’exposition générée dans le faisceau de l’antenne est continue, de jour comme de nuit, mais variable (plus élevée lors de pics de communication). Les logements situés en hauteur et dans leur axe sont plus exposés, car plus près du centre de l’antenne et de la base de son faisceau. Dès 2011, le CIRC (OMS) a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences des téléphones portables « cancérogène possible pour l’Homme » (2B) : ce classement invite à appliquer le principe de précaution à l’ensemble des sources de radiofréquences, y compris aux antennes-relais. Comment agir pour se protéger ? Avant l’installation, mobilisez-vous le plus possible en amont du projet, en collectif – l’union fait la force ! – et auprès de la municipalité. C’est le maire, bien que ses pouvoirs soient limités, qui peut faire avancer les choses en matière de concertation, et peut demander à l’opérateur une simulation des expositions. En outre, il est possible de contester l’autorisation d’urbanisme, sous certaines conditions. Après l’installation, demandez la réalisation de mesures de votre niveau d’exposition par un organisme agréé, dans le cadre du dispositif national de mesures des ondes géré par l’ANFR. PRIARTEM peut vous aider pour la demande de mesure et l’interprétation des résultats. Il est par ailleurs possible pour les adhérents de bénéficier d’un prêt d’appareil (non professionnel) pendant quelques jours pour des mesures individuelles indicatives. Consultez la page Mieux connaitre son exposition En savoir plus