ANIMAUX ET NATURE L'essentiel Quel est le problème ? Exposition aux CEM en hausse ! Du fait de l’explosion des usages sans fil, de l’avènement de la 5G, de l’internet des objets … les expositions aux champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM) d’origine artificielle ne cessent d’augmenter partout dans le monde : on parle d’électrosmog ou brouillard électromagnétique. Que ce soit dans le temps ou dans l’espace, les lieux et moments sans exposition est réduite comme une peau de chagrin. C’est pourquoi il est urgent de mieux connaître leurs effets à court, moyen et long terme, et de pouvoir agir en prenant le cas échéant des mesures de précaution, et de prévention. En France, la disparition annoncée des « zones blanches » prévue par le New Deal mobile, et la généralisation de la 5G laissent craindre des effets délétères sur la santé humaine, ne laissant plus de répit aux personnes EHS, et à l’ensemble de la population, mais également sur tout le vivant : faune, flore, végétation, et toute forme de vie. Que nous indiquent les données scientifiques ? Insectes, animaux, oiseaux, végétaux … l’ensemble des écosystèmes serait concerné par les effets en lien avec l’exposition aux CEM et champs EBF, à en croire un nombre certains de publications scientifiques. Les effets constatés sont très divers : troubles de la reproduction, du développement, du comportement, augmentation du stress, perturbation de la navigation (chez les oiseaux par exemple), troubles de l’orientation, atteinte aux facultés cognitives, etc. Une étude publiée fin avril 2025 fait état d’une augmentation du risque de certains cancers chez le rat en lien avec des CEM, à divers degrés de certitude : niveau élevé (gliome, schwannonme/tumeur des nerfs périphériques), niveau modéré (lymphome, cancer des glandes surrénales, tumeur du foie, adénocarcinome pulmonaire). Même si ces données doivent être affinées et précisées, elles alertent à nouveau, et appelant à des mesures. Côté végétation, une exposition aux CEM d’antennes a pu être mise en relation avec des dommages (perte de feuillage) au côté exposé des arbres voisins (photos instructives à l’appui), impacts sur la croissance des feuilles et des pousses, augmentation de stress oxydatif, etc. 5G : menace sur le vivant ? La 5G et le nouveau type d’expositions qu’elle engendre est une autre préoccupation pour le vivant. Ses effets, encore incertains, pourraient être dévastateurs pour les insectes pollinisateurs, à cause de la résonance des ondes millimétriques de la 5G (plus courtes que celles de la 3G ou la 4G) avec le corps des abeilles, entraînant une hausse exponentielle de la puissance absorbée par l’insecte (+300% selon certaines données). En outre, elle créerait une exposition quasi-ubiquitaire et permanente si elle était déployée sur l’ensemble de la planète. Comment protéger l’ensemble du vivant ? Des scientifiques, experts, ingénieurs, médecins, etc. demandent l’application du principe de précaution par des actions concrètes, à la fois par des investigations scientifiques complémentaires, et des actions de protection le cas échéant. Parmi elles, des mesures d’aménagement pour réduire l’exposition des lieux de conservation de la biodiversité aux émissions d’antennes de téléphonie mobile, des stratégies de limitation des émissions des antennes en général, etc. Ces mesures pourraient amener à réviser les normes actuellement applicables en matière de CEM, et à renforcer la protection de tous, humains, animaux et végétaux. Même si plusieurs organismes officiels se sont positionnés en ce sens, les pouvoirs publics ont jusqu’ici laissé le déploiement à grande échelle des nouvelles technologies du secteur de la téléphonie mobile se faire au détriment d’une évaluation préalable de leurs effets sur la santé publique et des écosystèmes. En savoir plus