LA 5G - L’essentiel La 5G ou 5ème génération de téléphonie mobile, n’est rien moins qu’un bouleversement technologique au service d’une société du tout-numérique. Ses « mérites » sont vantés avec force marketing par les acteurs de la téléphonie mobile : plus rapide, avec un meilleur débit … La 5G est indissociable de la multiplication des usages sans fil, de l’internet des objets, des (big) data et data center, de l’IA, des smart grids… Santé, environnement, société, sécurité, libertés publiques : enjeux multiples Outre les aspects sanitaires, les enjeux sociétaux, écologiques (consommation électrique, énergétique, renouvellement des terminaux), de sécurité (cybermalveillance), liés aux libertés fondamentales et individuelles (contrôle social) s’entremêlent dans ce dossier, qui aurait mérité un débat public, du fait de ses implications multiples pour la vie quotidienne et la société dans son ensemble. Déploiement en toute discrétion A contrario de ses mérites supposés, les potentiels impacts néfastes de la 5G sur la santé et les autres enjeux qu’elle soulève sont passés sous silence, à l’instar du secteur des radiofréquences en général, où le déploiement d’une technologie précède bien souvent l’analyse des impacts potentiels sur la santé, et donc d’éventuelles mesures de précaution ou prévention. A ce jour, le nombre de sites 5G s’élève déjà à plus de 50 200 en France (Outre-mer y compris), et l’objectif affiché est de 100% du territoire national en 5G en 2030. 5G : comment ça marche ? La 5G, va non seulement faire encore augmenter, mais bouleverser l’exposition actuelle aux radiofréquences. La 5G introduit en effet plusieurs nouveautés : nouveau mode de communication (utilisation de la même fréquence pour l’envoi et la réception, soit une séparation temporelle et non plus de fréquence), nouveaux types d’antennes (antennes à faisceau orientable, permettant de diriger le signal du réseau mobile vers l’utilisateur qui le sollicite à un instant donné (beamforming) et mini-antennes (micro-cell), usage de nouvelles bandes de fréquences (bande des 3,5 GHz avec un meilleur débit et une portée de 400/800 m, et bande des ondes millimétriques de 26 GHz pour les antennes micro-cells à faible portée de 150/200 m), qui se cumule avec le « bain d’ondes » existant (les ondes millimétriques de 26 GHz). Craintes pour la santé, les écosystèmes…et appels à la précaution En 2017 et 2018 notamment, des scientifiques, ingénieurs, membres du corps médical, etc. demandent des moratoires sur le déploiement de la 5G. Ils mentionnent une situation d’exposition ubiquitaire, élevée et permanente aux radiofréquences pour les humains et les écosystèmes en cas de déploiement complet de la 5G, la crainte d’effets graves et multiples sur la santé, une pollution de l’espace et une menace pour le champ électromagnétique terrestre. Des voix s’élèvent pour demander une approche de précaution pour la 5G, comme pour l’ensemble du secteur des radiofréquences, obligeant à mener les évaluations des risques appropriées, et le cas échéant à prendre des mesures pour limiter l’exposition des populations et des écosystèmes. Ces demandes sont basées sur des données ne permettant pas d’exclure voire laissant craindre des effets graves sur les organismes vivants. Quelles pistes pour se protéger ? Il est bien difficile d’arrêter une technologie en marche, cependant, il est possible de prendre différentes mesures: préférer les usages filaires et choisir la fibre optique plutôt que le Wifi (au domicile, au travail, etc.), conserver un usage de téléphonie mobile en 3G/4G, éviter les connexions sans fil en déplacement (visionnage de vidéos, etc.) et le Wifi, se mobiliser auprès des élus locaux (maires notamment), participer à des collectifs, etc. En dernier recours, protéger son logement par un blindage, rechercher des zones blanches pour les personnes EHS peut être une nécessité. Et surtout la règle d’or : protéger les plus jeunes, plus sensibles (enfants jusqu’à 15 ans) ! En savoir plus