Etude de faisabilité d’une enquête épidémiologique auprès des riverains d’antennes
par Priartem

H.P. Hutter et al. « Subjective symptoms, sleeping problems and cognitive performance, in subjects living near mobile phone base stations », Occupational and Environmental Medecine, 2006, 63, 307-313.

Les auteurs de cette recherche, parmi lesquels on compte le grand épidémiologiste M. Kundi, ont montré qu’à de très faibles valeurs d’exposition, on observait l’apparition de maux tels que les maux de tête, les nausées, la fatigue… Ils ont également montré que l’augmentation des taux d’apparition de ces manifestations était statistiquement corrélée à une augmentation des champs électromagnétiques auxquels les riverains étaient exposés. Aux valeurs très faibles qu’ils ont mesurées (les plus élevées atteignaient à peine 1,5 V/m) les auteurs n’ont observé aucune augmentation significative des troubles du sommeil.

Priartem a demandé au Conseil scientifique de la Fondation une évaluation du protocole épidémiologique utilisé afin de voir s’il était possible d’en programmer un usage extensif dans le cadre d’une grande enquête épidémiologique nationale auprès des riverains d’antennes.

Les épidémiologistes du Conseil scientifique, Martine Hours et Denis Zmirou, ont accepté de réaliser cette évaluation et ont rendu un rapport extrêmement positif. Voici le résumé qui en est tiré, sur le site de la Fondation :

« Autriche – Etude des symptômes observés sur des personnes habitant à proximité de station de base

- Une étude transversale réalisée au sein de zones urbaines et rurales en Autriche met en évidence une relation significative entre les symptômes de type maux de tête, fatigue… et le niveau d’exposition lié au champ radiofréquence émis par les stations de base de téléphonie mobile.

- Il s’agit d’une très bonne étude transversale de méthodologie rigoureuse en particulier en termes d’évaluation d’exposition et d’analyse de certains facteurs confondants. Néanmoins, les absences de tests psychométriques et d’une analyse séparée des données selon la crainte exprimée ou non par les sujets ne permettent pas d’éliminer l’hypothèse de troubles exclusivement d’ordre psychosomatique. »

Le Conseil a ainsi accepté la demande faite par Priartem d’inscrire dans le dernier appel à projets lancé par la Fondation ce type de programme. Encore faut-il maintenant qu’il y ait des projets proposés sur ce thème, que ceux-ci soient de bonne qualité et surtout qu’ils soient retenus par la Fondation. Une étape est franchie mais rien n’est encore acquis.

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