Notre engagement
1er octobre 2007 - par Priartem
Le sentiment d’injustice, d’agression, les colères, les doutes, les souffrances générés par l’exposition subie aux rayonnements des antennes relais ainsi que l’inquiétude liée à un usage massif et de plus en plus précoce du téléphone portable, constituent la matière et la justification de notre action.

LES OBJECTIFS DE NOTRE ACTION SONT DONC DE :


- Fédérer des personnes et des associations localisés dans toute la France et représenter, à l’échelon national, un interlocuteur suffisamment important pour :
  • Imposer à l’ensemble des acteurs concernés, pouvoirs publics, élus locaux et, bien sûr, opérateurs de téléphonie mobile, l’application du principe de précaution, la prise en compte des problèmes d’environnement (enlaidissement du paysage et atteinte portée à la qualité de la vie) dans le choix de localisation des antennes-relais ;
  • Agir pour que soit définie une règlementation (distance et puissance), respectueuse des intérêts et de la santé de tous ;
  • Etre un centre d’informations : collecter, analyser et classer toutes les informations scientifiques, techniques et juridiques, nationales et internationales, sur la téléphonie mobile ;
  • Obtenir des campagnes d’information nationales sur les risques éventuels liés à l’usage des téléphones portables, notamment pour les enfants ainsi que l’interdiction de la commercialisation des portables qui leur seraient spécifiquement destinés ;
  • Inciter chacun à privilégier, chaque fois que cela est possible, l’usage des systèmes câblés et filaire : téléphones filaires plutôt que téléphones sans fil (DECT) ; lignes fixes au sein des bâtiments plutôt que téléphones portables ; Liaisons Internet câblées plutôt que WiFi ; systèmes cablés plutôt que Wimax... Toutes les applications sans fil sont génératrices de rayonnements électromagnétiques. La multiplication de ces sources se traduit donc par une augmentation globale du champ électromagnétique auquel nous sommes soumis.
  • Œuvrer pour que soient développés des programmes de recherche permettant une meilleure connaissance des effets de toutes les technologies « sans fil ».

Depuis le début de son action, notre association s’est saisie des trois principales questions posées par le développement rapide et sans règles contraignantes des réseaux de la téléphonie mobile effectué de façon « sauvage » sans prise en compte des répercussions sur le paysage ni - surtout - sur la santé des riverains :

- Le problème de santé environnementale

- La pollution visuelle

- La question de démocratie citoyenne

LA SANTÉ ENVIRONNEMENTALE

Nous nous fondons sur le débat, en cours au sein de la communauté scientifique, sur les risques liés à l’exposition et tout particulièrement à l’ exposition prolongée aux rayonnements de la téléphonie mobile, pour demander la prise immédiate de mesures de gestion de risques.

On se situe bien dans le cadre d’une question de santé publique environnementale puisque comme le disent les scientifiques internationaux qui viennent de publier l’expertise scientifique la plus large et la plus importante sur ce sujet (Rapport BioInitiative) :

Vous ne pouvez pas le voir, vous ne pouvez pas le sentir, mais il s’agit de l’une des expositions environnementales les plus invasives aujourd’hui dans nos pays industriels.

Technologie dont le développement massif est récent, la téléphonie mobile et plus largement les radiofréquences constituent encore pour la recherche scientifique un domaine plein d’incertitudes... Cependant les connaissances actuelles sont largement suffisantes pour exiger, sur ce dossier qui concerne une partie très importante de la population, l’application des principes fondamentaux inscrits dans le préambule de notre Constitution : article 1 de la charte de l’environnement : chacun à le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à la santé.

Des recherches récentes révèlent les effets génotoxiques de l’exposition aux rayonnements de la téléphonie mobile ainsi que les effets sur le système neurologique ou encore le système immunitaire. Par ailleurs, les résultats des enquêtes épidémiologiques sur les utilisateurs de portables font apparaïtre des risques significativement accrus d’apparitions de cancers du cerveau et de la glande parotide ainsi que des neurinomes de l’acoustique.

L’état actuel des connaissances scientifiques nécessite donc que l’on protège, dès maintenant, comme le suggèrent les auteurs de "BioInitiative" - cité ci-dessus - tant les utilisateurs de portables que ceux qui subissent, par exposition passive, les rayonnements qui leur permettent de fonctionner (riverains d’antennes-relais, mais aussi voisins d’un utilisateur de portable dans le bus, le métro et autres lieux fermés jouant cage de Faraday).

Comme pour le tabac, la protection doit passer par de l’information et par de la règlementation. L’information doit se faire, en toute priorité à destination des jeunes, gros consommateurs de portables et cibles privilégiées des campagnes promotionnelles des opérateurs de téléphonie mobile.

Elle doit se faire également à destination des élus et des membres de la communauté médicale. Elle doit viser non à générer la peur mais à favoriser des comportements responsables.

L’ENVIRONNEMENT PAYSAGER ET LA DÉMOCRATIE CITOYENNE

Nous fondons notre action sur la Convention européenne du paysage, signée, notamment par la France, en octobre 2000. Celle-ci précise, en effet, dans son article 5, intitulé « Mesures générales » :

Chaque partie s’engage :

- à reconnaître juridiquement le paysage en tant que composante essentielle du cadre de vie des populations, expression de la diversité de leur patrimoine commun culturel et naturel, et fondement de leur identité ;
- à définir et à mettre en œuvre des politiques du paysage visant la protection, la gestion et l’aménagement des paysages par l’adoption des mesures particulières ;
- à mettre en place des procédures de participation du public, des autorités locales et régionales et des autres acteurs concernés par la conception et la réalisation des politiques du paysage mentionnées à l’alinéa ci-dessus ;
- à intégrer le paysage dans les politiques d’aménagement du territoire, d’urbanisme et dans les politiques culturelle, environnementale, agricole, sociale et économique ainsi que dans les autres politiques pouvant avoir un effet direct ou indirect sur le paysage.

Peu d’éléments de ce texte ont été respectés dans le développement des réseaux de téléphonie mobile. Les riverains ont vu s’élever, brutalement, des pylônes de 30 mètres ou plus, bardés d’antennes plus ou moins nombreuses, à quelques mètres de leurs fenêtres ou de leurs portes-fenêtres.

Les maires ont souvent été condamnés par la justice administrative pour avoir voulu garder le contrôle du développement des réseaux de téléphonie mobile sur leur territoire communal.

Le rôle des acteurs locaux dans la défense de notre environnement quotidien est, pour nous, essentiel et nous nous battons, à court terme, pour imposer le rétablissement du permis de construire obligatoire pour toute implantation et la mise en place d’une concertation préalable.

 
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