Montvicq : le conseil municipal sous pression ?
- Thème : Les antennes contestées
En 2008, la liste élue avait inclus dans son programme le démantèlement d’un pylône Orange situé sur une parcelle municipale près des habitations. Alors que la fin du bail est là, les pressions se multiplient pour empêcher que ce point soit respecté. Mais l’association APSEM tient bon et rappelle aux conseillers leurs engagements.

Pendant des années, l’opérateur a fait la sourde oreille aux demandes de la municipalité pour trouver ensemble un ou des sites alternatifs dans cette commune de campagne.

En janvier 2013, alors que le non renouvellement du bail arrivant à expiration était annoncé depuis belle lurette, Orange, qui n’avait rien fait pour anticiper, fait quelque chose : l’entreprise coupe brutalement son émetteur. Par une divine coïncidence, certains clients réclament alors non pas le rétablissement des communications, ce qui serait bien compréhensible, mais le maintien de l’antenne là où elle est, ce qui l’est moins.

Comme le rappelle l’association APSEM au Préfet de l’Allier, "Dans un souci d’apaisement, la Municipalité a consenti un nouveau bail allant jusqu’au 31 octobre 2013, afin de permettre à Orange de trouver une solution, et à défaut aux clients Orange de prendre leurs dispositions. La population de Montvicq et des communes environnantes ont été informées (voie de presse, élus)."

Mais pendant ce délai supplémentaire, l’opérateur n’a pas changé d’attitude.

Et subitement, à la rentrée, les maires des communes voisines de Doyet et Bézenet semblent s’être à leur tour pris de passion pour la localisation de l’émetteur Orange sur cette parcelle municipale précise du territoire de leur voisin montvicquois, au point de faire part spontanément de leur engouement pour un renouvellement du bail au Préfet du département, qui n’y a légalement aucune part.

A nouveau, pourquoi est-ce l’emplacement du pylône qui est défendu par les deux édiles, plutôt que le service rendu aux clients ? ( lesquels disposent d’ailleurs d’alternatives s’ils le souhaitent, puisque le réseau des autres opérateurs n’a jamais cessé de fonctionner à Montvicq et aux alentours).

Les onze membres du conseil municipal de ce bourg rural sont donc mis sous pression(s), mais afin de les affermir, l’association APSEM ( Association Pour la Santé et l’Environnement à Montvicq ) collecte des soutiens et témoignages de riverains ayant "fait part de graves problèmes de santé apparus depuis la mise en place de l’antenne" (lettre au Préfet). La motivation de ces citoyens déterminés reste intacte.

En démocratie, les promesses des élus n’engagent-elles que ceux qui les ont écoutées ?

Voici le communiqué de presse de l’APSEM :

Antenne Orange à Montvicq, le feuilleton continue...

A la veille d’un énième vote du conseil municipal de Montvicq sur ce sujet, l’APSEM (Association pour la Protection de la Santé et de l’Environnement à Montvicq) maintient sa position et demande le déplacement de l’antenne relais de téléphonie mobile loin des habitations.

Une pétition circule, prouvant qu’une partie non négligeable de la population soutient cette demande.

Certains élus, qui affirment publiquement être conscients de la nocivité des ondes, semblent malgré tout prêts à revenir sur leurs positions, par peur d’être confrontés au mécontentement d’une partie de la population, privée de leur opérateur.

La santé d’une partie de la population est sacrifiée depuis 10 ans déjà. Il est temps que cela cesse. Nous demandons donc au conseil municipal de respecter les engagements pris et pour (sur ?) lesquels ils été élus.

apsem03 ( at) gmail.com

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