Lacanau : le projet d’implantation du pylône SFR (à La Chapelle La Grande Escoure) ne passe pas !
par Collectif - Thème : Les antennes contestées
Depuis le 14 avril 2012, les habitants du quartier multiplient leurs efforts pour se faire entendre du Maire ...
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Courrer du Sud Ouest 22/08/2013

- Avril 2012. Le Conseil de Quartier N°2 (CQ2) découvre fortuitement le projet d’ installation d’un pylône relais SFR derrière la chapelle à La Grande Escoure et prend contact avec l ’élue en charge de la coordination des Conseils de quartier. Conformément à son rôle de représentation des habitants du quartier, il demande une réunion de concertation pour information.

- Juillet 2012. Cette réunion (en comité restreint) est organisée à la Mairie annexe de Lacanau Océan. Peu d’informations techniques précises sur les distances d’ émissions des ondes, leurs puissances, le nombre des paraboles, les distances à respecter par rapport aux habitations etc. L’élue en charge des Conseils de Quartier assure qu’il n’y a pas de danger « car le pylône sera à plus de 300 mètres des habitations »… Le CQ 2 ayant au préalable obtenu le plan cadastral du terrain municipal, conteste la pertinence du lieu d’implantation prévu et demande que le pylône soit placé au point le plus loin éloigné des habitations. L’élue en charge du dossier s’engage à étudier avec le Maire la possibilité de revoir l’emplacement… Suite à cela, le CQ2 demande communication du dossier technique. À la lecture des documents, il relève des incohérences : le positionnement de l’emplacement du pylône est différent selon les plans présentés ; la distance dite de sécurité vis-à-vis des habitations annoncée par la mairie était d’ environ 300 mètres des habitations mais le CQ2 constate que les premières habitations sont en réalité à environ 116 mètres du pylône. Afin d’éclaircir tous ces points, il demande une réunion publique. La mairie accepte et la date du 18 juillet est retenue. A fin de préparer cette réunion, le CQ2 a pris contact avec l’association nationale PRIARTEM, spécialisée sur la problématique des radiofréquences et en particulier des antennes relais de téléphonie mobile, pour obtenir des informations concrètes, objectives et indépendantes des instances municipales. Il a également sollicité des habitants du quartier ayant des connaissances dans le domaine des réseaux téléphoniques.

- 18 juillet 2012. Le CQ 2 rappelle l’historique de la situation. La mairie est représentée par l’agent chargé de l ’élaboration du dossier et l’élue référente. Celle-ci expose la raison du projet d’implantation du pylône ; le technicien précise la hauteur du pylône, sa couleur et le lieu choisi...

Le CQ2 présente sur écran le projet de SFR mais ne peut poser ses questions, la réunion ayant été perturbée par le fait que la mairie contestait la présence d’un intervenant extérieur. Il a cependant expressément demandé à ce que l’emplacement prévu soit abandonné car trop près des habitations. L ’élue a, quant à elle, souhaité faire un bref sondage dans l’assistance en posant la question suivante : « Êtes-vous favorable au projet d’installation d’un pylône relais permettant un plus grand confort d’utilisation des téléphones mobiles avec une couverture plus large ? » Voilà ce qui s’appelle un sondage neutre ! L ’assistance, au moins, était renseignée quant aux intentions véritables de la mairie... À la demande du CQ2, l’élue s’engage à ce que le lieu d’implantation soit réexaminé ; mais elle précise que l’éventuelle nouvelle proposition devra avoir reçu l’accord de SFR ( les élus étant – comme chacun sait – libres de leurs décisions... !)

Suite à cette réunion, le CQ2 est informé de la création d’un collectif des habitants du secteur de La Grande Escoure et Longarisse », opposé à la mise en place du pylône SFR à moins de 500 mètres des habitations : le Collectif Antenne La Chapelle.

- 25 août 2012. Le CQ2 écrit au Maire pour que soit développé « le travail de réflexion au sujet du projet de pylône SFR , [afin]de répondre à la demande d’amélioration de réception du réseau téléphonique, tout en assurant le principe de prévention pour la santé des habitants en respectant la distance de sécurité conseillée ( plus de 500 mètres des habitations ) par rapport aux ondes nocives et pour éviter la dévaluation des propriétés ». Il propose une base de travail en 3 points pour trouver « un terrain municipal situé à plus de 500 mètres des habitations, un moyen d’accès au pylône ( chemin, route, autre … existant ) [et] une alimentation au réseau EDF à proximité du pylône ».

Après vérifications auprès du service municipal du cadastre, le CQ2 propose en particulier « l’implantation du pylône sur ou au bord de la route pare feu reliant la route du Porge à la maison forestière du Lion située près de la piste cyclable, à plus de 500 mètres de la route du Porge, à plus de 500 mètres du centre de loisirs « La Husclade » et [à]plus de 500 mètres des habitations ».

Enfin, le Conseil de quartier rappelle au Maire que l’ O.M.S. préconise 0.6 volt/mètre pour le niveau de champ autorisé autour des antennes relais et s’interroge sur la réalité de la pollution électromagnétique qu’engendrerait l’implantation du pylône, au regard de la réglementation française en matière de radiotéléphonie et du contenu du projet de l’opérateur.

Septembre 2012. L’élue en charge du dossier informe le CQ2 qu ’elle a appris tardivement que SFR serait venu sur le terrain pour étudier un autre emplacement et qu ’elle n’ a, de ce fait, pas pu le prévenir... Dommage, le CQ2 aurait aimé être présent ! Le 29 septembre, le Collectif Antenne La Chapelle demande par écrit un rendez vous au Maire afin de lui remettre une pétition : Cette demande n’a pas reçu de réponse.

- 27 juin 2013. Réunion du Conseil municipal. Deux membres du CQ 2 y assistent. L’élue en charge du dossier présente un rapport précisant qu’ un nouvel emplacement est proposé par SFR... depuis septembre 2012 ! Le CQ2 n’ avait pas été informé. En outre, elle présente une convention entre la mairie et l’opérateur, laquelle est soumise au vote des conseillers municipaux et adoptée. Là encore, le CQ2 n’avait pas été informé.

A la question d’ un conseiller concernant le courrier du collectif le maire répond que ce courrier est sans valeur car non envoyé en lettre recommandée avec AR donc il n’ y a pas lieu de répondre et que de ce fait il n’ a jamais eu connaissance de la pétition.... Il s’en est suivi des courriers de contestation du CQ2 (5 juillet) et du Collectif (6 juillet), auxquels le Maire n’a pas davantage trouvé utile de répondre !

- En date du 6 juillet 2013 le collectif antenne la chapelle a envoyé à Mr le Maire une lettre recommandée avec accusé de réception comprenant la pétition qu’ il avait refusé de recevoir en ne répondant pas à la lettre du 28 septembre 2012 lui demandant un rendez vous pour lui remettre la pétition. L’ accusé de réception a été reçu par le collectif mais pas de réponse du Maire pour autant.

- 6 août 2013. Le Collectif envoie un courrier au Conseil de Quartier pour lui demander d’ intervenir auprès de la Mairie pour organiser une réunion tripartite ( Mairie, CQ2 et Collectif ). Le CQ 2 a transmis la demande, restée sans réponse à ce jour, 25 août 2013.

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