Des électrohypersensibles reçus au Ministère de la Santé. La fin du déni ? Nous espérons que la frontière franco-allemande n’arrêtera pas le bon sens !
par Priartem et le Collectif des Electrosensibles de France - Thème : La gestion des risques :: L’hyperélectrosensibilité
Communiqué de presse – 25 juin 2013

Nos décideurs politiques se plaisent souvent à présenter l’Allemagne comme un pays modèle en matière d’économie et de protection environnementale. A l’heure où nos voisins allemands inscrivent cette pathologie dans la liste officielle des maladies(1), et où une étude Finlandaise conclut à l’inefficacité des thérapies médicamenteuses et psychothérapies officielles(2), la France peine à compter les victimes devenues hypersensibles aux ondes électromagnétiques(3) et continue à se réfugier derrière l’étude Cochin pour enterrer le problème(4).

Lors de notre rendez-vous, jeudi 27 juin au cabinet de Mme TOURAINE, nous réaffirmerons l’urgence d’une prise en charge adaptée, d’une recherche clinique réelle et d’une prévention de l’hypersensibilité électromagnétique, garantissant déontologie et concertation.

Les personnes développant une hypersensibilité aux ondes électromagnétiques voient leur vie basculer, parfois en quelques jours. Elles rencontrent de très graves difficultés pour se maintenir dans leur emploi, leur logement, inévitablement au prix de l’aggravation de leur état de santé. Les technologies sans fil étant omniprésentes et se déployant de manière exponentielle, les plus atteints sont contraints de fuir la modernité, voire de vivre dans les rares zones sans « brouillard » électromagnétique que Mme PELLERIN, s’obstine à vouloir couvrir.

La gestion désastreuse de l’étude Cochin de prise en charge a entamé la confiance des malades(5). Les pouvoirs publics ne cessent d’attendre les conclusions de cette étude - qui nie l’utilité d’éléments d’objectivations : analyses sanguines, imagerie !(6) – et donc n’a jamais été conçue pour faire progresser la connaissance mais sert à enterrer le problème jusqu’à au moins 2016 ! Nous avons besoin d’études sérieuses permettant d’objectiver les troubles. Le corps médical n’est pas formé pour repérer les signes précoces et prendre en charge correctement les personnes atteintes.

L’aggravation de la situation depuis 2008 - date de la création du collectif - est très nette : Nous recevons chaque jour des appels au secours de personnes qui ne savent pas où se réfugier, comment se soigner, comment faire prendre en compte leur situation par la sécurité sociale, leur employeur... Nous recevons désormais des appels de parents d’enfants électrosensibles qui ne peuvent plus aller à l’école.

Que va-t-il se passer avec le déploiement de la 4G, de la Wi-fi qui gagne toujours plus de terrain, les tablettes sans fil dès l’école maternelle... ?

Aujourd’hui, l’acquis scientifique et médical est suffisant pour agir(7), mettre les personnes à l’abri, garantir leurs droits sociaux et professionnels, prévenir l’apparition de nouveaux cas... L’INERIS a trouvé récemment des effets à des faibles doses...(8) L’INVS n’est pas en mesure d’évaluer l’impact des ondes sur la santé des Français ; elle n’a pas d’outils nous a-t-on dit !(9) Comment est-ce possible ?

La situation devient surréaliste. Attendre que la science fournisse des certitudes pour agir n’est pas responsable. Pour sortir par le haut de cette situation, nous demanderons donc au conseiller de la Ministre :

– la désignation d’un référent mandaté par le Ministère de la Santé en vue d’élaborer et d’engager un plan d’actions concrètes transparentes et concertées sur la base de notre plate- forme de revendications(10) ; – notamment pour mettre à « l’abri » les plus atteints et préserver leur insertion sociale ; – que toute la lumière soit faite sur l’étude Cochin pilotée par l’AP-HP, et notamment une réorientation de l’étude en fonction des récentes publications scientifiques ; – de la transparence concernant la prise en charge des pathologies environnementales confiée à la Société Française de Santé et Environnement(11), société savante ayant une proximité certaine avec l’industrie (notamment EDF) ;

Nous ferons un point presse à notre sortie du ministère vers 17h30

Le collectif - 09.72.35.48.05 - presse@electrosensible.org - www.electrosensible.org

P.R.I.A.R.Té.M – 01.42.47.81.54 – contact@priartem.fr - www.priartem.fr


Dossier

(1) Reconnaissance en Allemagne

(2) Étude Finlandaise

(3) La prévalence - des chiffres saisissants

(4) Exemple de Courrier réponse de la DGS à une personne électrosensible

(5) Étude COCHIN - Nos communiqués :

- Etude Cochin : Une étude bien mystérieuse, un prétexte pour ne pas agir ?
- Hypersensibilité électromagnétique - Pour une garantie de la déontologie dans l’étude et la prise en charge

(6) Pour mémoire, veuillez écouter le Pr CHOUDAT qui présentait son étude à l’antenne de France Inter.

(7) Voir notre document : Avancées dans la reconnaissance, Ce que dit VRAIMENT la science, Ce qui peut être fait (page 2)

(8) Dossier de presse Étude INERIS

(9) L’INVS « démunie » !

(10) Notre Plate-forme revendicative

(11) Les partenaires de la SFSE

Nos sollicitations :

Courrier à la Ministre de la Santé du 14 Mai : un Plan d’action concerté pour la prise en charge et la prévention de l’hypersensibilité électromagnétique

Courrier : Nous demandons de la transparence !

Courrier : Que fait l’INVS ?

Mots-clés associés à cet article : Electrosensibilité
 
P.R.I.A.R.T.EM - Association Loi de 1901
Boite 64 - 206 quai de Valmy - 75010 Paris
Tél : 01 42 47 81 54 - Fax : 01 42 47 01 65 - Contactez-nous
Mentions légales - Site réalisé sous SPIP par One2net

Site référencé par :