Vers une apposition des risques liés à l’usage du portable sur le portable lui-même dans l’Etat du Maine (USA) ?
par Priartem - Thème : La gestion des risques
Aux États-Unis, dans le Maine, à l’initiative d’une députée démocrate, Andréa M. Boland (députée de Sanford), les élus vont examiner ce mois-ci la question de l’information des consommateurs sur les risques liés au portable. Ce qui va être débattu est la question de l’inscription sur les téléphones portables vendus dans cet État d’un message d’avertissement sur le risque de cancer du cerveau associé à leur usage, comparable à ceux portés sur les paquets de cigarettes.

Malgré l’absence d’un consensus scientifique sur la question la députée démocrate se déclare convaincue, au terme des ses lectures, de l’existence d’un risque de cancer cérébral lié à un mobile tenu près de l’oreille, surtout pour les jeunes de moins de 18 ans.

Il faut rappeler qu’un certain nombre de grands spécialistes du cancer américains ont lancé récemment des appels à la précaution. Ainsi, en juillet, le Dr. Ronald B. Herberman de l’Institut du Cancer de l’Université de Pittsburgh a rédigé une circulaire demandant aux cadres hospitaliers de limiter leur usage du portable et d’utiliser des kits mains libres en raison du nombre croissant de publications concernant les conséquences sanitaires, y compris le cancer, d’une utilisation prolongée du portable.

Dans le Maine, les démocrates sont largement majoritaires à la Chambre et Mlle Boland dit être soutenue par sa majorité dans ce projet. Elle déclare utiliser beaucoup moins son mobile aujourd’hui et seulement avec la fonction haut-parleur ou une oreillette. L’essentiel, souligne-t-elle, est l’apposition des étiquettes d’avertissement afin que les consommateurs informés prennent conscience du problème. Elle considère qu’il s’agit d’une industrie puissante et c’est là bien peu de chose à modifier afin que les utilisateurs manipulent correctement les téléphones mobiles.

Si l’État du Maine vote une telle loi, il s’agira d’une première de sa catégorie non seulement aux États-Unis où l’on estime le nombre d’utilisateurs de portables à 276 millions, mais au niveau mondial. En France, les associations Priartem et Agir portent cette revendication depuis plusieurs années. Elle a d’ailleurs été reprise dans plusieurs propositions de loi et a été débattue dans le cadre du Grenelle des ondes.

L’action d’ Andréa M. Boland, s’inscrit dans un mouvement plus large aux Etats-Unis même. Ainsi, en Californie, Renee Sharp, directrice du Groupe de Travail sur l’Environement, association qui aide la municipalité de San Francisco dans la préparation de ses décisions, a indiqué que, dorénavant, les industriels devraient indiquer le DAS des mobiles. L’association a publié sur son site internet ces valeurs de DAS. Mlle Sharp dit faire pression actuellement, par ailleurs, sur le gouvernement fédéral en vue d’une révision des normes d’exposition. Le Maire de San Francisco Gavin Newsom pense, quant à lui, que la sécurité des téléphones portable est notre prochain défi.

Souhaitons à nos amis américains, avec lesquels notre association a tissé des liens étroits, de réussir cette première qui sera un exemple pour tous.

 
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