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Site Olivier Metra, des mesures très contestées
par Priartem et Agir pour l’Environnement - Thème : Les antennes contestées
Courrier Paris du 20 février 2008 à l’attention de Monsieur CONTASSOT Maire‐Adjoint en charge de l’Environnement - Mairie de Paris, co-signé avec Agir pour l’Environnement

rue Métra


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"L’ami du 20e" décembre 2008

Objet : Contestation des contre‐mesures – Rue Olivier Métra

Monsieur le maire‐adjoint,

En date du 24 janvier 2008, la Mairie de Paris a procédé, sous contrôle d’huissier, à un nouveau relevé de mesures de champ électromagnétique, afin de vérifier l’exposition à laquelle sont soumis les riverains de la rue Olivier Métra et Pixérécourt.

Après trois mesures, réalisées par des bureaux de contrôle dûment accrédités par l’ANFR et COFRAC, ayant fait apparaître des niveaux d’exposition records, vous avez pris la responsabilité de mettre en cause la crédibilité de ces résultats.

Nos associations ont bien sûr été surprises de cette soudaine défiance à l’égard des bureaux de contrôle, qui nous avaient semblé avoir votre entière confiance. Quant à la théorie du complot sous‐tendant cette défiance et développée lors de la réunion de la commission de concertation se tenant le même jour, le moins que loin puisse dire est que, non étayée à ce jour, elle ne peut qu’être considérée comme relevant de l’univers du pur irrationnel.

Les conditions dans lesquelles viennent d’être réalisées par vos services, les dernières mesures nécessitent de notre part un certain nombre de remarques qui nous amènent à les remettre en cause, et ce, sans attendre la publication des résultats. Comme vous devez vous en rappeler, une première mesure avait été effectuée chez un premier riverain afin de servir de « valeur témoin » et ainsi vérifier que la mesure la plus élevée effectuée chez un deuxième riverain ne subirait aucune érosion, si par extraordinaire, les opérateurs avaient pu envisager de baisser, durant les mesures, le niveau de champs.

Cette procédure, que nous avons acceptée, a subi un certain nombre de contournements qui prêteraient à sourire si la question n’était pas si grave :

- L’huissier de justice, payé par l’opérateur ( !), est entré en communication, à plusieurs reprises, avec l’opérateur pour le prévenir de l’avancée des mesures. Dès la fin de la première mesure, l’huissier a téléphoné à l’opérateur pour leur annoncer le niveau des champs mesuré. Entre la première et la seconde mesure, deux heures de flottement se sont écoulé, laissant bien assez de temps aux opérateurs d’opérer une baisse des champs, si besoin était !
- Les riverains présents, ont également assisté, médusés, à la mesure effectuée par le service de l’écologie urbaine. Les points retenus pour la mesure ne semblent pas avoir été les points où l’exposition était la plus élevée dans l’appartement et, ce, malgré le constat fait par le technicien, lui‐même, de l’existence de points où la valeur de champ était plus élevée... ceci est en rupture avec le protocole ANFR et, encore bien plus, avec l’esprit de la charte telle que vous l’avez toujours présentée. Même si la Mairie n’est pas agréée pour effectuer des mesures et ainsi contester la légitimité des bureaux de contrôle, vous comprendrez notre émoi.

Malgré votre volonté d’accréditer la thèse d’une « main invisible » manipulant le niveau de champs, nous continuons à penser, rationnellement, que ce site a fait l’objet de dépassements chroniques de la part de l’opérateur Orange, dépassements constatés à trois reprises par deux bureaux de contrôle.

Face à la persistance d’une situation que nous déplorons, nous constatons, à regret, que la charte parisienne est devenue, sous la pression des opérateurs et la passivité de la Mairie de Paris, un document n’engageant plus que celles et ceux qui y croient.

Espérant encore une fois un sursaut de la Mairie de Paris, nous vous demandons de peser de tout votre poids pour obtenir le démontage de ce site, et ce afin de protéger les riverains de ces antennes inutilement et depuis trop longtemps exposés.

Comptant sur votre écoute, nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire‐adjoint, l’expression de nos salutations respectueuses.

Janine LE CALVEZ, présidente de PRIARTéM

Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement

 
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