Résistance croissante contre l’implantation des antennes UMTS (3e génération) aux Pays-Bas
par Autre
Article du 8 juillet 2005 de Frans van Velden traduit par Jean-Marie DANZE

La Haye – Un nombre de plus en plus important de communes, d’organisations et de citoyens aux Pays-Bas résistent à l’extension du réseau de téléphonie mobile UMTS (3G). Ils exigent la clarté à propos des effets négatifs des radiations électromagnétiques sur la santé et le bien-être.

Le journal bien connu "De Telegraaf" écrit que KPN, (un des cinq opérateurs de téléphonie mobile aux Pays-Bas) menace d’engager des poursuites judiciaires contre les communes. KPN met en garde les autorités locales d’avoir maintenu les règles des "acceptations des antennes" entre le gouvernement, les municipalités et les opérateurs. Stephen Hufton de KPN a déclaré : "Nous voulons déployer le réseau UMTS (3G), nous devons l’étendre et nous le ferons !".

Dans "De Telegraaf" du 4 juillet 2005, il est écrit que les villes de Nijmegen, d’Apeldoorn, de Haarlemmermeer, de Zwolle et de Lelystad ont suspendu tous les permis de construire d’antennes de 5 mètres de hauteur et plus. Selon le site internet www.stopumts.nl, la situation est la même pour les villes d’Eindhoven, de Haaksbergen, de Barendrecht et d’Etten-Leur. Trois sociétés de logements à Zwolle et la seconde société de logements à l’échelle nationale, "De Alliantie" n’acceptent plus de nouvelles antennes sur leurs bâtiments.

Des procédures en cours...

Des citoyens de tous les Pays-Bas sont en cours de procédure contre les antennes dont ils ne veulent pas dans le voisinage d’écoles, d’hôpitaux, et d’habitations. Dans beaucoup de cas, la raison réside dans les préoccupations concernant les effets négatifs des radiations de fréquences des antennes UMTS (3G) sur la santé et le bien-être des habitants. Selon le gouvernement hollandais et les opérateurs, ces préoccupations n’ont pas de raison d’être. Le Conseil Néerlandais de la Santé a déclaré que la relation entre ces radiations et des effets négatifs sur la santé n’a pas été établie scientifiquement.

Cependant, le Réseau de Surveillance de la Santé et de l’Environnement (www.mngm.nl) décrit un flot croissant de plaintes de victimes des radiations des fréquences radio. Anneke Bouwman déclare : "Les plaintes ne sont pas causées par des préoccupations. Ces personnes ont de sérieux problèmes de santé. Elles remarquent que les symptômes diminuent ou disparaissent lorsqu’elles se trouvent dans un environnement présentant un niveau inférieur de radiations. Dès leur retour à domicile, les symptômes recommencent". Beaucoup de personnes ont déjà déménagé pour tenter d’échapper aux radiations des antennes.

Selon A. Bouwman, beaucoup de victimes souffrent désespérément. Il y a probablement beaucoup de personnes présentant des symptômes, mais ne sachant pas que ceux-ci sont en relation avec les radiations des antennes GSM, DCS, UMTS, des téléphones sans fil DECT, des zones de connexion WI-FI, du réseau C2000/TETRA ainsi que d’autres réseaux de communication sans fil. Les plaintes consistent en des troubles du sommeil, des maux de tête, des vertiges, de la fatigue, des nausées, des problèmes de cognition, des épisodes émotionnels, des palpitations cardiaques, de l’hypertension artérielle, des acouphènes, des troubles de la vision, des troubles d’accommodation et d’autres encore.

Etwald Goes, fondateur du site Internet www.stopumts.nl n’est pas d’accord avec l’avis du Conseil Néerlandais de la Santé. Il déclare : "Toutes les études épidémiologiques réalisées sur des personnes vivant réellement en permanence à proximité d’antennes en fonction, ont montré des effets négatifs, depuis des altérations du bien-être jusqu’au cancer. Une brève exposition dans un laboratoire n’est pas une base valable de conclusions. C’est un peu comme si on respirait de la poussière d’amiante, puis si l’on cherchait l’apparition d’un cancer après 30 minutes. Il existe suffisamment de recherches montrant que des choses importantes se produisent. Les personnes formulent de nombreuses plaintes endéans 250 à 400 mètres d’une antenne relais de téléphonie mobile".

8 juillet 2005 Frans van Velden Article traduit par Jean-Marie DANZE

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