Radiofréquences et santé. Rapport de l’ANSES : des avancées sur la reconnaissance des risques ?
14 octobre 2013 - par Priartem - Thème : L’expertise scientifique :: La gestion des risques
Communiqué de presse du 14 octobre 2013

Mardi 15 octobre 2013, l’ANSES, l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement, rend public un nouveau rapport d’expertise sur le thème "radiofréquences et santé".

Ce rapport qui vient actualiser la dernière expertise en date d’octobre 2009, revêt une importance d’autant plus grande que, depuis plusieurs mois, le gouvernement soumet toute définition de sa politique de santé publique dans ce domaine aux conclusions qui y seront contenues.

Rappelons que, dans l’avis rendu en 2009 par l’AFSSET, devenue depuis ANSES, l’Agence reconnaissait pour la première fois des effets sur nos organismes. Elle écrivait ainsi, dans un communiqué diffusé le 15 octobre 2009 : "Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables" . L’Agence recommandait alors de réduire les expositions.

Depuis la création de l’ANSES, Priartem a participé activement au comité de dialogue sur les radiofréquences mis en place par l’Agence et a suivi les travaux de celle-ci de très près, qu’il s’agisse du développement de la recherche ou de la mise en place de l’expertise. Elle a pu constater, notamment lors de son audition par le groupe d’experts, que, malgré le souci d’ouverture manifesté par l’Agence, celui-ci ne correspondait pas encore, dans sa composition, au pluralisme que l’association revendique depuis de nombreuses années. Elle espère cependant que les travaux rendront compte des avancées certaines des connaissances intervenues depuis le précédent rapport et même depuis l’expertise du CIRC_OMS, en mai 2011, qui a conduit à un classement des radiofréquences dans la catégorie 2B "possiblement cancérigènes pour l’homme".

Janine Le Calvez, Présidente de l’association a d’ailleurs pu faire parvenir à l’Agence et à son groupe d’experts, une liste de plus de 150 publications scientifiques qui n’apparaissaient pas dans la bibliographie sur laquelle travaillaient les experts. Parmi ces études, nombreuses étaient celles qui concluaient à la mise en évidence d’effets des radiofréquences.

Même si l’on peut craindre qu’une fois de plus une sélection drastique ait pu être établie par le groupe d’experts et lui ait permis d’éliminer nombre d’articles au nom d’une supposée "insuffisance", on peut espérer que l’Agence saura, comme en 2009, lire les signaux de risque et mettre en lumière les réponses à y apporter.

Priartem attend donc de l’Agence un avis confirmant et renforçant la reconnaissance de l’existence de signaux de risque et incitant le gouvernement à agir rapidement pour protéger les populations. Ceci est d’autant plus nécessaire que, depuis plusieurs mois, le gouvernement semble focalisé sur le développement non raisonné du "tout numérique". De la 4G aux tablettes tactiles dans les écoles en passant par la généralisation des compteurs dits "intelligents", cette politique a pour conséquence une augmentation très significative des niveaux et des durées d’exposition y compris pour les populations les plus fragiles.

Notre attente est donc forte, à la mesure de l’importance de la question posée aujourd’hui aux experts.


Contact presse :

Janine le Calvez : 01 42 47 81 54

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