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Quand les habitants des zones blanches refusent le WiMAX
par Priartem - Thème : Information technique
Pas facile de convaincre les habitants des zones blanches de l’intérêt des liaisons WiMAX ! Il faut dire que chacun sait que les communications du XXIe siècle, celles qui apporteront le très haut débit, passeront par la fibre optique, le Japon a déjà fait ce choix et on voit mal émerger aujourd’hui une solution concurrente. Pourtant nos industriels s’obstinent à promouvoir une technologie de second rang qui sera obsolète dans 10 ans au plus...

Une telle situation amène les entreprises à jouer de grosses pièces et ce sont leurs dirigeants eux-mêmes qui bravent les intempéries pour tenter de vendre le projet, le Directeur Général de Prosystel et le Président de SDNum sont ainsi venus dans nos régions. Comme souvent les élus ont été débordés et des collectifs se sont organisés autour de pétitions.

L’argument avancé par les opérateurs repose sur une prétendue innocuité de la transmission hertzienne dès lors que le niveau de 0,6 V/m n’est pas dépassé et Priartém a pu participer à des débats contradictoires pour apporter les éclaircissements nécessaires.

Ce niveau de 0,6 V/m pour le champ électrique total des bandes concernées n’est pas une valeur de sécurité obtenu au terme d’études épidémiologiques poussées mais un simple nombre rond énoncé dans des pays où la nuisance est mesurée par la densité de puissance : 0,6 V/m correspond à 1 mW/m², c’est tout ! Bien entendu nous demandons que cette valeur soit substituée à celles du décret du 3 mai 2002 car elle a été reconnue comme peu génératrice de symptômes mais nul ne peut affirmer aujourd’hui que cette valeur constitue « un seuil de sécurité sanitaire » à long terme. Tel habitant de Paris qui supporte 10 V/m aujourd’hui verrait ainsi sa situation sérieusement améliorée mais des zones rurales où on mesure 0,15 V/m extrapolé n’ont guère envie de voir se dégrader leur environnement, surtout quand le téléphone mobile et l’ADSL filaire y donnent entière satisfaction et que la fibre optique passe à 5 km du lieu.

- À Sérignac-Péboudou (47) l’opérateur a décidé d’implanter son relais sur un château d’eau, mais a eu la mauvaise idée de creuser les fondations à un autre endroit que celui décrit dans la déclaration préalable. Comme la majorité des habitants se sont retrouvés sur une pétition (110 signatures) dénonçant le choix du site et l’absence de concertation, le projet a été sérieusement contesté lors de la réunion publique du 8 janvier. Les opérateurs ont présenté les offres WiMAX lequelles ont été déclarées unanimement sans intérêt compte tenu des services actuellement disponibles sur la commune, et Priartém a précisé sa position ce que les opérateurs ont très peu apprécié. Cette question de l’équité numérique en Lot et Garonne est largement démagogique et sert à imposer à la va-vite une prestation chère, non respectueuse de l’environnement et qui sera totalement dépassée quand arriveront les applications à très haut débit : télévision haute définition, vidéo-conversations...

- A Monclar (47) ce sont plus de 70 personnes qui ont assisté à la présentation contradictoire de Priartém et des opérateurs du 15 janvier, les militants de Sérignac-Péboudou étaient venus nombreux pour soutenir l’action de leurs voisins de Monclar pour le démontage d’une station WiMAX en place depuis la mi-septembre 2008 sur le château d’eau au centre du village. Mais il est bien plus difficile d’obtenir un démontage que de repenser un projet et les riverains qui perdent un peu espoir pensent demander simplement une modification du tilt des antennes afin que le rayonnement destiné à des clients lointains leur soit épargné. Ce serait une avancée mais il conviendrai de sortir de ces situations en privilégiant systématiquement des solutions alternatives dépourvues de nocivité.

- A Moncayole (64), Priartém était invitée le 10 janvier par le « Collectif pour le haut débit par la fibre optique », autant dire que les habitants de cette petite ville du Pays Basque se projettent résolument vers l’avenir et refusent massivement le WiMAX. Là encore la réunion a rassemblé quelque 70 personnes comptant parmi elles de nombreux élus locaux soucieux de s’informer sur les perspectives des télécommunications ainsi que sur les risques potentiels liés à la mise en oeuvre de certaines techniques. Comme toujours, les citoyens sont amenés à se regrouper pour protester face à une volonté acharnée de passer en force en refusant tout débat avant une implantation. Tant que l’ensemble des solutions possibles ne sera pas présenté à la population de manière transparente et discuté démocratiquement, des groupes de protestation se formeront et nous serons à leurs côtés.

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