Pour la suppression du WiFi dans les lieux publics
par Priartem

WiFi, ou pourquoi s’en méfier...

Les nouvelles applications technologiques ont toujours un aspect fascinant et fournissent un argument électoral très porteur. Si vous êtes moderne, vous êtes pour le développement technologiques à tout prix, si vous émettez des réserves, que celles-ci portent sur la protection de l’environnement ou de la santé, vous faites partie des obscurantistes...

Rien d’étonnant donc, dans ce contexte, à ce que l’on voit des élus attachés à cette image de « modernité » se précipiter pour favoriser le développement, sur leur commune, de ces nouvelles applications technologiques et parmi celles-ci tout particulièrement du WiFi.

A ces élus-là nous devons rappeler les raisons pour lesquelles nous sommes opposés à un développement tous azimut du WiFi et pourquoi, partout où cela est possible, nous proposons de privilégier les liaisons filaires.

Les quatre raisons de notre combat pour favoriser les liaisons internet filaires, notamment dans tous les lieux publics :

1. le WiFi constitue une source de rayonnements électromagnétiques non naturels supplémentaires qui vient donc accroître le champ électromagnétique dans lequel nous baignons déjà (portables, antennes-relais) et les occasions d’expositions.

2. Cette application technologique a été lancée, comme les précédentes d’ailleurs, sans la moindre étude d’impact sanitaire. Or, il s’agit des mêmes types d’ondes même si la fréquence est différente, et les mêmes causes étant susceptibles de produire les mêmes effets, ceux qui sont en train de se préciser sur les portables risquent de se retrouver sur le WiFi.

3. D’autant que la seule recherche récente qui ait spécifiquement porté sur la fréquence utilisée par le WiFi ne conclut pas sur des résultats particulièrement rassurants. Menée par une équipe de l’Université de Chicago, cette recherche montre que lorsque l’on expose des cellules humaines à des ondes électromagnétiques de 2450 MHz, on observe des modifications dans l’expression de très nombreux gènes. Les chercheurs précisent que « la modification de l’expression des gènes des cellules irradiées a pour origine des processus non-thermiques » c’est-à-dire qu’elle peut apparaître à des niveaux d’exposition bien inférieurs à ceux utilisés par les chercheurs.

4. Des plaintes de personnes exposées commencent à s’exprimer et sont autant de signaux d’alerte à prendre en compte. Nous avons d’abord reçu des plaintes émanant de techniciens assurant la mise en place et les tests des bornes WiFi dans des lieux collectifs (hôtels par exemple). Puis ce fut le tour de salariés exposés sur leur lieu de travail. Le cas des bibliothécaires de la Ville de Paris est topique. En effet, les bibliothécaires n’ont eu aucune réticence lors de l’installation des bornes WiFi dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Ce n’est que quelques semaines après, lorsque les symptômes sont apparus chez certaines d’entr’elles (maux de tête, vertige, très grande fatigue…) qu’elles ont fait le lien entre ces malaises et les nouvelles installations.

La doctrine de Priartem sur cette affaire est très claire : partout où cela est possible ; privilégions les connexions filaires. Sortons de l’idéologie du « tout sans fil ».

ATTENTION : les bornes qui sont fournies par les opérateurs lorsque vous vous connectez à l’ADSL (Livebox, Freebox, Dartybox…), sont toutes équipées d’un système WiFi activé. Si vous ne voulez pas utiliser le WiFi, ce que nous vous conseillons, il est nécessaire de le désactiver.

La mobilisation s’organise dans un certain nombre de lieux publics ainsi que dans certaines grandes entreprises pour que soient privilégiées les connexions filaires. A Paris, l’action des bibliothécaires lancées par le syndicat SUPAP-FSU et soutenue par Priartem et Agir pour l’environnement a permis l’arrêt du Wifi dans quatre bibliothèques. La Mairie de Paris n’a cependant pas voulu appliquer le moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques voté par le CHS de la Direction des Affaires culturelles et d’autres plaintes remontent de bibliothèques dans lesquelles le WiFi n’a pas été déconnecté. A la Bibliothèque interuniversitaire Sainte-Geneviève, un agent a décidé de faire valoir son droit de retrait. La BNF, suite à la mobilisation des salariés a obtenu le choix d’un système filaire, présenté par la Direction, comme plus performant que le WiFi. Ce choix va dans le bons sens.

Nous savons, à travers les articles de presse, que le soutien que nous apportons à toutes ces actions nous vaut des attaques indignes suggérant que nous serions à la base des plaintes des bibliothécaires lesquelles auraient été harcelées par notre association. Ceci est injurieux vis à vis des personnes qui souffrent et profondément mensonger par rapport aux faits comme en atteste le moment très tardif où nous avons été contactés par le SUPAP alors même que le CHS était déjà convoqué. Voilà des déclarations qui n’honorent pas leurs auteurs.

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