Points de vue d’experts sur les effets des antennes-relais sur la santé
par Priartem
Les implantations nombreuses d’antennes-relais ont pour conséquence de nous faire vivre en permanence sous l’influence de champs électromagnétiques, que l’on soit ou non équipé d’un récepteur, sans qu’en l’état actuel des connaissances, nous ayons une idée précise de leurs conséquences sanitaires et/ou biologiques.

La direction générale de la santé reconnaît elle-même que "compte tenu des connaissances actuelles, il est impossible de connaître l’incidence exacte de ces installations" et que "si, actuellement aucune pathologie objective n’a pu être mise en évidence, il ne peut être établi avec certitude qu’il n’existe aucun risque". Si certaines d’entre elles se veulent rassurantes, d’autres en revanche mettent en avant les risques d’échauffement du cerveau, de perturbation du système immunitaire et de la qualité du sommeil paradoxal, d’altération de certaines capacités cognitives, d’augmentation de la pression artérielle et des risque de tumeurs ou de cancers du cerveau, de rupture de brins d’ADN, ou encore de développement de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson... Si aucun de ces symptômes n’a pu scientifiquement être prouvé, si le caractère délétère du risque sanitaire encouru n’a pu être démontré, il est en revanche avéré que l’exposition à ces radiations produit des modifications biologiques (sécrétion de mélatonine, perturbation de l’électroencéphalogramme, augmentation de l’activité de l’ornithine décarboxylase, modification de certaines fonctions cognitives comme le temps de réaction ou la mémoire, atténuation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique...).

L’initiative parlementaire propose également d’interdire l’installation de ces équipements sur le toit des écoles, des jardins d’enfants, des crèches, des maisons de personnes âgées et des hôpitaux comme c’est déjà le cas en Grande-Bretagne, en Suisse ou en Ecosse. (Sénat - Session ordinaire de 2000-2001. Annexe au Procès-verbal de la séance du 3 mai 2001 - Proposition de loi)

Courts extraits de quelques études scientifiques sur les effets des antennes-relais sur la santé

- « Le public et les médias ont raison de s’inquiéter. En effet, l’exposition à un téléphone mobile est courte alors que l’exposition des populations aux antennes est une exposition chronique (jour et nuit) en champ lointain, avec des fluctuations nombreuses et imprévisibles des puissances générées par les antennes.

J’observe que pour toutes les distances et jusqu’à 300 m des stations relais, les riverains expriment significativement plus de plaintes que les personnes situées au-delà de 300 m (résultats soumis à publication). Sur quelles références scientifiques se basent les auteurs du rapport pour recommander une distance de seulement 100 m entre une station de base et des "bâtiments sensibles" ? » Commentaires du Professeur R. Santini du Rapport de Monsieur D. Zmirou et coll. (l6 Janvier 2001) au Directeur Général de la Santé.

- « Des scientifiques de divers pays ont discuté des effets biologiques et sanitaires potentiels des champs électromagnétiques RF (radiofréquences). Les participants signataires admettent que les effets biologiques résultant d’expositions à faible intensité, sont scientifiquement établis. » Symposium "Mobile Phones and Health" - Vienne - 25-28 octobre 1998

- « Fonction motrice, mémoire et attention sont affectées chez des enfants à l’école, par une intensité d’exposition de 0,161lW/cm, soit 0,78V/m. » Kolodvnski (1996)

- « On constate une augmentation significative des cas de leucémies infantiles et des décès par leucémies, liée à l’exposition aux radiations, pour intensité d’exposition entre 0,2 et 811W/cm, soit entre 0,87V/m et 5,5V/m. » Hockin (1996 – Sydney)

- « A été mise en évidence la modification de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau contre les toxines st les substances chimiques nocives pouvant se trouver dans le sang, pour un SAR jusqu’à 0,0004W/kg, soit lllW/cm (soit 1,94V/m). » Salford (1997)

- « Les intensités d’exposition devraient être réduites à des niveaux situés en dessous de ceux où aucun effet nuisible n’a été trouvé empiriquement parmi les populations exposées. Puisqu’il existe des rapports relatant des effets nuisibles pour la santé à quelques dixièmes de microwatt par cm, il est recommandé de réduire les niveaux d’expos »ition à 10 nanowatt/cm (=0,0111W/cm) Dr G.J. Hyland de l’université de Warwick en Angleterre ; également professeur à l’International Institute of Biophvsics de Neuss-Holzheim en Allemagne.

- « Ce signal modulé influence les signaux biologiques de l’activité cérébrale, ce que l’on détecte en relevant l’electroencéphalogramme (EEG). Il est clair que la périodicité à basse fréquence a une influence sur les systèmes biologiques. Certaines personnes deviennent malades à des densités de puissance inférieures à 100 microwatts/m . Les petits enfants sont très sensibles à ces émetteurs jusqu’à des densités de champs de 10 microwatts/m (so 0,001,uW/cm ). » Dr Lebrecht von Klitzing du Département Clinical Research de la Medical Universitv à Luebeck

- « Une telle exposition continue à 3V/m peut présenter un danger pour la santé à cause de cet effet d’ouverture de la barrière hémato-encéphalique, permettant à des molécules indésirables voire toxiques, dans le sang, de se répandre dans le tissu cérébral et de se concentrer notamment dans les neurones. Le syndrome des micro-ondes se caractérise par différents symptômes tels que : fatigabilité, irritabilité, céphalées, nausées, anorexie, auxquels peuvent être associés des effets cardiovasculaires (bradycardie, tachycardie, hyper ou hypotension, etc.), de la somnolence, des insomnies, etc. Sont évoqués aussi les autres effets tels les perturbations de l’activité électrique cérébrale et la qualité du sommeil paradoxal, des effets sur la pression artérielle et les risques cancérogènes. » Dr Leif G. Salford du département de neurochirurgie de l’Université de Lund en Suède.

- « Les effets du syndrome des micro-ondes : sont mentionnées des difficultés de concentration, des manifestations cutanées (allergies, eczéma, psoriasis), des modifications de la formule sanguine (taux élevé de lymphocytes), des perturbations de l’électroencéphalogramme et l’atteinte d’organes des sens (vision, ouie, odorat). Le professeur Santini recommande d’appliquer le principe de précaution pour les stations relais de téléphonie mobile, de manière à protéger les populations riveraines. Il affirme que dans l’environnement des stations relais, les riverains ne devraient pas être exposés à une densité de puissance moyenne annuelle supérieure à 0,1 W/cm (ce qui correspond à 0,614V/m). Document intitulé “Il faut appliquer le principe de précaution vis-à-vis des stations relais de téléphonie mobile” » La Revue du praticien - médecine générale. Mars 2001.

« - Il y a des preuves claires, publiées et vérifiables par la communauté scientifique internationale, qu’il existe des effets sérieusement dommageables pour la santé suite à des expositions aux micro-ondes dont le niveau moyen se situe en dessous de 0,1 microwatt/cm . Elles proviennent aussi bien de la recherche sur le fonctionnement du cerveau que des études épidémiologiques. » Dr Neil Cherry. Directeur de l’Unité de recherche climatologique de la Lincoln University à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

- Le Dr Hyland conclut « que les normes de sécurité actuelles ne sont absolument pas en mesure d’apporter une quelconque protection contre les effets subtils mais néfastes qu’il a évoqués. Ces normes ne sont pas capables "de prendre en compte le fait le plus significatif de tous : le caractère ’vivant’ de l’organisme irradié" » Document "Ondes hertziennes : la menace se précise" réalisé pour Teslabel en 1999.

Ces implantations nombreuses d’antennes-relais ont pour conséquence de nous faire vivre en permanence sous l’influence de champs électromagnétiques, que l’on soit ou non équipé d’un récepteur, sans qu’en l’état actuel des connaissances, nous ayons une idée précise de leurs conséquences sanitaires et/ou biologiques.

La direction générale de la santé reconnaît elle-même que "compte tenu des connaissances actuelles, il est impossible de connaître l’incidence exacte de ces installations" et que "si, actuellement aucune pathologie objective n’a pu être mise en évidence, il ne peut être établi avec certitude qu’il n’existe aucun risque". Si certaines d’entre elles se veulent rassurantes, d’autres en revanche mettent en avant les risques d’échauffement du cerveau, de perturbation du système immunitaire et de la qualité du sommeil paradoxal, d’altération de certaines capacités cognitives, d’augmentation de la pression artérielle et des risque de tumeurs ou de cancers du cerveau, de rupture de brins d’ADN, ou encore de développement de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson... Si aucun de ces symptômes n’a pu scientifiquement être prouvé, si le caractère délétère du risque sanitaire encouru n’a pu être démontré, il est en revanche avéré que l’exposition à ces radiations produit des modifications biologiques (sécrétion de mélatonine, perturbation de l’électroencéphalogramme, augmentation de l’activité de l’ornithine décarboxylase, modification de certaines fonctions cognitives comme le temps de réaction ou la mémoire, atténuation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique...).

L’initiative parlementaire propose également d’interdire l’installation de ces équipements sur le toit des écoles, des jardins d’enfants, des crèches, des maisons de personnes âgées et des hôpitaux comme c’est déjà le cas en Grande-Bretagne, en Suisse ou en Ecosse.

SÉNAT - SESSION ORDINAIRE DE 2000-2001 Annexe au Procès-verbal de la séance du 3 mai 2001 PROPOSITION DE LOI

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