Nouvelle preuve des effets génotoxiques des ondes électromagnétiques
6 mars 2008 - par Priartem
Une nouvelle étude apporte la preuve des effets génotoxiques des ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile et, tout particulièrement des fréquences UMTS

Radiofrequency electromagnetic fields (UMTS, 1,950 MHz) induce genotoxic effects in vitro in human fibroblasts but not in lymphocytes Int Arch Occup Environ Health. 2008 Feb 16 ; : 18278508 Claudia Schwarz , Elisabeth Kratochvil , Alexander Pilger , Niels Kuster, Franz Adlkofer , Hugo Rüdiger

Objectif de la recherche :

L’UMTS (Universal Mobile Telecommunication System) a été récemment présenté en Europe comme le standard des communications mobiles de troisième génération. Ce fut fait sans que l’on eut disposé d’une quelconque connaissance relative aux effets biologiques ou au pouvoir génotoxique des champs électromagnétiques haute fréquence mis en oeuvre dans cette technique. Ceci pose problème car le GSM, standard de la seconde génération, avait manifesté ses effets génotoxiques sur des cellules humaines exposées in vitro.

Méthodologie :

On a utilisé un signal UMTS à 1950 MHz pour irradier des cultures de cellules humaines : des fibroblastes provenant de trois donneurs différents ainsi que des lymphocytes issus de trois préparations récentes. L’exposition s’est faite à un niveau inférieur à la limite réglementaire du DAS (2 W/kg).

La mesure de génotoxicité en fonction de la dose et de la durée a reposé sur deux méthodes : le test comète en milieu basique et le test des micronoyaux. Pour le test comète, cinq cents cellules par lamelle ont été observées visuellement et le taux de queue de comète mesuré. Dans le test des micronoyaux on a examiné 1000 cellules binucléaires à chaque essai. Afin de repérer l’origine des micronoyaux, on a utilisé des anticorps anti-centromères suivis par fluorescence. L’ensemble de ces mesures s’est déroulé en double-aveugle.

Résultats :

Sur les cultures de fibroblastes humains, le rayonnement UMTS augmente le taux de queues de comète et provoque la formation de micronoyaux ne réagissant pas aux anticorps anti-centromères. Ces effets dépendent à la fois de la durée d’exposition et de la dose. Une exposition pendant 24 heures avec un DAS de 0,05 W/kg a accru de manière significative (p = 0,02) le taux de queues de comète et le nombre de micronoyaux.

Avec un DAS de 0,1 W/kg, le taux de queues de comète est significativement augmenté (p = 0,02) après 8 heures d’exposition ; pour le nombre des micronoyaux, l’augmentation significative (p = 0,02) est obtenue après 12 heures d’exposition.

Par contre en ce qui concerne les lymphocytes, stimulés ou non par la Phytohemagglutinine, on n’a mesuré aucun effet du rayonnement UMTS.

Conclusion :

Le rayonnement UMTS manifeste un effet génotoxique in vitro sur certaines cellules humaines mais pas sur toutes.

Mots-clés associés à cet article : effets génotoxiques
 
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