Mobiles pour enfants : l’intérêt majeur des enfants doit prévaloir
par Autre
04/02/2008 : Communiqué du collectif interassociatif "Enfance et media" qui demande l’interdiction des téléphones portables pour enfants

Organisme : UNAF Union nationale des Associations Familiales

Suite à l’annonce de la mise sur le marché d’un appareil destiné aux enfants (à partir de 3 - 4 ans), par une société espagnole, et devant les mises en garde trop timides du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Santé, le CIEM (Collectif Interassociatif Enfance et Média) regroupant notamment les associations familiales, les associations de parents d’élèves, les associations d’éducation populaire, les syndicats d’enseignants et des associations éducatives spécialisées, demande l’interdiction de la commercialisation des téléphones portables pour enfants de moins de 10 ans sur le territoire national et de saisir les autorités européennes pour une action concertée.

La connaissance des effets possibles des rayonnements émis par les téléphones sur les enfants reste très incertaine. De nouvelles études font apparaître cependant une augmentation des risques de tumeurs liés à leur utilisation. Il est de la responsabilité de l’Etat de mettre en oeuvre le principe de précaution en stoppant toute commercialisation de matériels ou d’offres dédiés aux enfants. Cette décision serait le prolongement logique de la recommandation de l’AFSSET, Agence Française de Sécurité Sanitaire, de l’Environnement et du Travail qui, en 2005, demandait aux fabricants et distributeurs de téléphones mobiles, compte tenu des incertitudes qui demeurent, de renoncer provisoirement à la fabrication et à la distribution d’appareils destinés aux jeunes enfants, et des engagements des opérateurs mobiles français réunis au sein de l’AFOM (Agence Française des opérateurs mobiles) qui se sont volontairement engagés à ne pas en distribuer.

Pour justifier l’offre de tels produits, les opérateurs les présentent comme une sécurité supplémentaire pour les enfants. Le CIEM rappelle que la sécurité ne peut être obtenue au détriment de la santé des enfants et que les seules réponses raisonnables consistent à assurer, au besoin par des politiques publiques adéquates, une présence humaine pour accompagner les enfants dans leurs différents lieux de vie. La santé et l’équilibre des enfants sont des priorités que le marché doit respecter dans le domaine de l’audiovisuel et des nouvelles technologies comme pour tout autre objet destiné à accompagner les enfants. C’est pour cette raison que le Ciem dénonce avec la même force, les chaînes de télévision pour bébés que les téléphones portables pour moins de 10 ans. Le CIEM souligne, de plus, l’emprise de plus en plus forte des stratégies de « fichage » des enfants, dès le plus jeune âge, à travers les connexions mobiles ou internet, pour en faire les coeurs de cible de campagnes publicitaires systématiques.

La place et les usages des technologies de communication doivent s’inscrire, au sein de la famille, dans une dimension éducative, qu’une éducation aux médias, des enfants et des adultes doit conforter.

Le CIEM est un collectif pluraliste qui fait prévaloir une logique d’usages multimédiatique des publics. Il rassemble l’ensemble des associations de l’éducation populaire, les associations familiales, les associations de parents d’élèves, les syndicats d’enseignants, des associations d’éducateurs spécialisés, de jeunesse, de téléspectateurs

Association des Instituts de Rééducation (AIRE) ; Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA) ; Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (AFC) ; Confédération Syndicale des Familles (CSF) ; Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant (COFRADE) ; Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL) ; Familles de France ; les Familles Rurales ; les Scouts de France ; Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public (PEEP) ; Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) ; Fédération des Syndicats Généraux de l’Education et de la Recherche Publique (SGEN-CFDT) ; les Francas ; La Ligue Française de l’Enseignement et de l’Education Permanente ; Les Pieds dans le Paf ; Syndicat des Enseignants (SE-UNSA) ; Syndicat National des Enseignants du second degré (SNES) ; Syndicat National Unitaire des Instituteurs Professeurs des Ecoles et Professeurs d’Enseignement Général de collèges (SNUIPP/FSU) ; Union Nationale des Associations Autonomes de Parents d’Elèves (U.N.A.A.P.E) ; Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) ; Union Nationale des Parents d’Elèves de l’Enseignement Libre (UNAPEL).

News Press 04/02/2008 10:04

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