Les associations réclament l’interdiction du portable pour enfant, le Kiditel
par Priartem et Agir pour l’Environnement
Par communiqués de presse (du 30 mai, du 13 juin et du 22 juin 2007), les associations Priartem et Agir pour l’Environnement, demande l’interdiction de la commercialisation du portable pour enfant (le Kiditel) par la société CarTelematics.

Communiqué du 30 mai 2007 : Le Kiditel, nouveau portable pour enfants, doit être interdit !

Le 31 mai prochain, la société Car Telematics, partenaire privilégié d’Orange et de France-Télécom, lancera la commercialisation publique du Kiditel, portable destiné aux enfants de moins de 10 ans permettant la géolocalisation des enfants qui en seront dotés.

Un an et demi après la tentative avortée de commercialisation du BabyMo, portable destiné aux enfants âgés de 4 à 8 ans, c’est donc au tour de CarTelematics de tenter de proposer, à nouveau, sur le marché, un portable pour enfants, fonctionnant sur quatre bandes de fréquences et ce, sans aucune précaution d’ordre sanitaire.

- Alors que, depuis la remise d’un rapport officiel au Ministre de la Santé en janvier 2001, un certain nombre de scientifiques s’inquiètent régulièrement des conséquences sanitaires d’un usage immodéré du potable et militent en faveur de restrictions d’usage vis à vis des enfants ;
- Alors que des scientifiques brésiliens de l’Université de Porto Alegre viennent de montrer que les cerveaux des enfants absorbent 60% de rayonnement électromagnétique de plus que ceux des adultes ;
- Alors qu’un consensus semble s’établir sur les précautions à prendre concernant, tout particulièrement, les enfants ;
- Alors que, sous la pression de ce consensus, les opérateurs déclarent, haut et fort, la main sur le cour, renoncer à toute campagne de promotion en direction des enfants et à tout soutien à des appareils téléphoniques qui leur seraient directement dédiés ;

Agir pour l’Environnement et Priartém constatent, une nouvelle fois, que la politique de non-intervention menée par les pouvoirs publics en charge de la santé permet à des acteurs privés de mettre sur le marché des produits régulièrement dénoncés comme présentant un danger !

Elles rappellent, qu’interpellé par l’association Priartem, alors qu’il n’était encore que candidat, le Président de la République a déclaré le 3 avril 2007 :

Concernant la prévention des enfants, je veux m’engager ici avec d’autant plus de force que, sur ce thème, un certain consensus se dégage. En effet, l’Agence Française de la Sécurité sanitaire, environnementale et du travail nous a indiqué que le risque sanitaire était plutôt à rechercher du côté des téléphones eux-mêmes. Les opérateurs disent s’accorder à ne pas réaliser des publicités en direction des enfants et à ne pas faire de marketing sur des appareils spécifiquement dédiés aux enfants.

Les associations partagent cet objectif. Nous pourrions donc retenir le principe de l’interdiction des téléphones portables à l’école et au collège ce qui, en outre, constituerait une mesure pédagogique.

A cela j’ajoute que je m’oppose très fermement au souhait de voir se développer des appareils du type Babymo (téléphones pour les enfants) qui clairement exposeraient la population la plus à risque.

Après les déclarations, l’heure est venue de passer aux actes. Les associations demandent donc à être reçues de toute urgence par la nouvelle Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports afin de mettre en oeuvre ces engagements.

Agir pour l’Environnement et Priartem interpellent l’ensemble des candidats en lice pour les élections législatives afin que ces derniers s’engagent publiquement en faveur d’une réglementation contraignante encadrant l’implantation des antennes relais et la promotion, la vente et l’usage des téléphones portables dans le sens de la protection des conditions de vie et de santé de tous.

Agir pour l’environnement et Priartem s’adressent immédiatement aux instances chargés de la veille scientifique et sanitaires (l’AFSSET, l’INVS et la Fondation Santé et radiofréquences) afin qu’elles soutiennent leur démarche auprès de la Ministre de la santé.

Enfin, Agir pour l’Environnement et Priartém interpellent, à titre amiable dans un premier temps, les gérants de la société CarTelematics afin qu’ils annoncent la suspension immédiate de la commercialisation de ce portable pour enfants. A défaut de réactions sous huitaine, les associations se réservent le droit d’engager toutes procédures pour obtenir l’arrêt sine die de la vente de ce Kiditel.

Contact presse : Stéphen Kerckhove - Agir pour l’Environnement - Tél. 01.40.31.02.99 Janine Le Calvez - Priartém - Tél. 01.42.47.81.54

Communiqué du 13 juin 2007 :

Les associations réclament l’interdiction d’un portable pour enfants

Sous couvert de géo-localisation, cette société offre la possibilité aux enfants de moins de 10 ans de recevoir des appels téléphoniques, sans limite de durée ni éloignement du terminal de la boîte crânienne, ni informations relatives aux risques sanitaires inhérents à l’utilisation de ce portable.

Les associations expriment leur indignation face au silence du Ministre de la Santé et des Agences de veille sanitaire (AFSSE et INVs), silence qui permet à une société française de vendre un portable importé de Corée dont les conséquences sanitaires sont désormais incontestables. En effet, il est avéré maintenant que le cerveau des enfants absorbe 60% de rayonnement de plus que celui d’un adulte. Or, les premières études relatives à l’usage du portable pendant seulement dix ans par des adultes indiquent un effet tangible sur la santé (multiplication par 2,5 des risques de tumeurs cancéreuses). La société CarTelematics, en commercialisant ce produit sans apporter la moindre information d’ordre sanitaire, prend ainsi une lourde responsabilité pénale en mettant de fait en danger la vie d’autrui.

Elle a pourtant à sa disposition des études incontestables prouvant les effets géno-toxiques des rayonnements électromagnétiques (Etude européenne Réflex, étude de l’Université de Chicago, étude indienne de l’Université d’Amritsar, étude française de l’Université de Clermont-Ferrand…).

Elle tente cyniquement d’instrumentaliser une peur latente des parents à l’égard de leur progéniture risquant ainsi de renforcer un lien affectif et permanent entre enfant et parents à un âge où l’émancipation doit être favorisée afin de construire une personnalité et une identité autonome. Sous couvert de sécurité, l’enfant va devoir accepter ce « fil à la patte » là où il faudrait au contraire couper progressivement le cordon ombilical. L’enfant sera désormais en liberté conditionnelle, surveillé 24h/24h.

La négation de tout risque sanitaire débouchera tôt ou tard sur la mise en cause de la responsabilité civile et pénale du PDG de CarTelematics. Les associations en appellent solennellement à la nouvelle Ministre de la Santé afin que cette dernière mette en œuvre les promesses du candidat Sarkozy, à savoir l’interdiction des portables pour enfants.

Jeanine LE CALVEZ, Présidente de Priartém Stéphen KERCKHOVE, Délégué genéral d’Agir pour l’Environnement

Communiqué de presse du 22 juin 2007 :

Portable pour enfants : Une diffusion en grande surface envisagée, un rendez-vous avec le Ministère de la Santé programmé !

Surfant sur son succès auto-construit - une centaine d’exemplaires à ce jour réellement vendus- CarTelematics s’apprête à tenter une diffusion plus large. La campagne d’intoxication menée par la société CarTelematics n’a pour seul objet que de créer les conditions d’un marché plus large, une communication valorisant un pseudo-succès aiguisant les appétits d’autres acteurs économiques.

Pour Carrefour, il s’agit là d’une récidive. Il y a deux ans, cette grande surface avait déjà essayé de diffuser le BabyMo, portable ciblant les enfants âgés de 4 à 8 ans. Sous la pression des associations, cette enseigne avait finalement fait marche arrière. Agir pour l’Environnement et Priartém en appellent au sens des responsabilités des sociétés qui envisagent la commercialisation de ce nouveau produit et leur demande de s’engager à renoncer définitivement à la vente de portable pour enfants.

Selon CarTélématics, « En fonction de l’abonnement souscrit auprès de l’opérateur, il est possible de recevoir et d’émettre des appels sur 3 numéros de téléphones préenregistrés » . En fonction de l’abonnement souscrit auprès d’un opérateur mobile, il est possible de recevoir des appels. L’utilisation du Kiditel nécessite donc le recours à un forfait téléphonique. Agir pour l’Environnement et Priartém en appellent également au sens des responsabilités des opérateurs afin que ces derniers refusent toute participation à cette opération ciblant les enfants de moins de 12 ans.

Faute de réglementation encadrant la diffusion de portables destinés aux enfants, les initiatives commerciales de certains acteurs économiques demeurent incontrôlées malgré les inquiétudes sanitaires et psychologiques générées par ce type de produit et malgré les conseils récurrents émanant des milieux scientifiques et des instances de veille sanitaire (AFSSE, NRPB britannique…).

Faisant suite à une demande d’audience formulée par les associations, rendez-vous vient d’être pris en date du jeudi 28 juin avec le cabinet de la Ministre de la Santé afin d’évaluer la possibilité d’une interdiction rapide de la commercialisation de portables destinés aux enfants de moins de 12 ans.

Jeanine LE CALVEZ Présidente de Priartém

Stéphen KERCKHOVE, Délégué genéral d’Agir pour l’Environnement

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