Le sommeil des sénateurs perturbé par une nouvelle étude sur les ondes ?
par Priartem et Agir pour l’Environnement - Thème : La gestion des risques :: La réglementation
Communiqué de presse daté du 16 juin 2014

A quelques jours de l’examen par le Sénat de la proposition de loi sur les ondes électromagnétiques, une nouvelle étude française vient de paraître le 9 juin sur le site PLOS-One (Ref : « Does Exposure to Radiofrequency Electromangetic Fields Modify Thermal Preference in Juvenile Rats ? » Pelletier et al.) A la suite de leurs précédents travaux qui avaient montré chez le jeune rat, une perturbation de la balance énergétique, de la vasoconstriction et la fragmentation du sommeil paradoxal, l’équipe de l’Université d’Amiens et de l’Ineris a poursuivi ses investigations sur des niveaux d’exposition faibles (1V/m), proches du niveau moyen rencontré dans l’environnement des antennes-relais. Les conclusions sont claires : les rats exposés choisissent de dormir à 31° plutôt qu’à 28° et la structure de leur sommeil est nettement perturbée. Des modifications de la sensation thermique au niveau des thermorécepteurs périphériques pourraient être impliquées.

Alors que s’accumulent les études montrant un risque, même à faible niveau, les travaux parlementaires n’ont fait qu’amoindrir la portée de la proposition de loi déposée par Laurence Abeille dans le cadre de la niche du groupe Ecologiste. Les députés l’avaient déjà beaucoup rabotée en janvier dernier. En commission, les sénateurs, l’ont tout simplement vidée de sa substance.

Sur quels motifs ? C’est très simple : à la page 7 de son rapport, le sénateur Raoul, président de la commission des affaires économiques et rapporteur de la proposition de loi, donne la solution, même si c’est à coup de contre-vérités évidentes : « « Votre rapporteur rappelle avec force qu’aucune étude n’a établi la preuve d’un risque sanitaire de l’exposition aux ondes électromagnétiques. » Foin donc de la classification de l’OMS des radiofréquences comme possiblement cancérogènes pour l’homme ; foin des recommandations de l’ANSES de réduction des expositions ; foin de l’accumulation de signaux scientifiques de plus en plus nombreux. Pour le sénateur Raoul il convient de s’en tenir sans scrupule au paradigme des « effets avérés » - ceux que nous connaîtrons dans 25 ans - antithèse du principe de précaution. Il s’agit de défendre à tout prix la technologie et les intérêts économiques qui la développent et tant pis si, à un terme plus ou moins long, le coût social est élevé.

Les associations appellent les sénateurs à se réveiller et les engagent à se saisir de cette proposition de loi pour mettre en œuvre une vraie politique de santé publique dans le dossier des radiofréquences.


Contact presse

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Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement – 01.40.31.02.99

 
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