Inaptitude au travail près d’une antenne relais
par Priartem
Témoignage d’une employée travaillant dans une société près d’une antenne-relais déclarée par le médecin du travail inapte à séjourner près de cette installation.

Madame X.

D.D.T.E. Mulhouse, le 03 mars 2004

Madame,

En septembre 2002 j’ai été embauchée dans la société "XXXXXXXXX" située à "XXXXXXX" en qualité de secrétaire comptable.

Très tôt, j’ai commencé à avoir régulièrement des nausées puis des problèmes de sommeil. Je n’arrivais plus à m’endormir ; pendant des mois je dormais environ 2 heures par nuit. Dès que j’étais allongée, je sentais les battements de mon cœur dans tout mon corps, j ’avais l’impression que j ’étais constamment branchée sur du courant électrique.

Ensuite mes oreilles ont commencé à siffler (acouphène), j’ai consulté un ORL qui m’a prescrit des médicaments qui n’ont servi à rien. J’ai également fait un audiogramme qui n’a rien décelé.

J’ai consulté un gastro-entérologue pour mes nausées, celui ci a diagnostiqué un stress.

J’ai consulté une spécialiste du métabolisme pour mes problèmes de sommeil. Elle m’a prescrit du Lexomil, ce qui m’a permis de dormir un peu plus.

Au mois de juillet 2003 ma tension est tombée à 8/5. Malgré 6 cachets d’Heptamyl par jour ma tension remontait au maximum à 9,5/6 alors que ma tension normale est de l’ordre de 12/8. Je me suis retrouvée dans un état d’épuisement tel que je ne sortais plus de chez moi une fois rentrée du travail.

Je souffrais aussi des maux de tête invalidants ; parfois je n’arrivais plus à bouger ma tête tellement les douleurs étaient violentes. J’ai vidé des boites d’Efferalgant, de Doliprane etc. sans aucune amélioration.

J’avais des vertiges et une sensation de planer, comme si quelque chose dans ma tête nefonctionnait plus. J’ai consulté un neurologue qui m’a fait un électroencéphalogramme qui traduisait à ses dires un état de stress. Il m’a conseillé de prendre des antidépresseurs et de retourner à mon travail.

Pendant cette période je suis allée voir mon médecin plus d’une fois par semaine et il a fini par diagnostiquer un état dépressif.

Je me suis résignée à l’idée que je faisais une dépression, même s’il n’y en avait aucune raison. Au travail je n’avais pas de problème et dans ma vie privée non plus. Mais, me fiant aux dires de mon médecin, je pensais que je faisais malgré tout une grave dépression.

En août je suis partie en vacances à l’Ile d’Oléron pendant 15 jours et mes problèmes se sont dissipés. Au retour de mes vacances tout a recommencé.

Pendant les congés de Noël (du 19.12.03 au 04.01.2004) les symptômes ont disparus progressivement. A la rentrée les malaises ont recommencé.

Le 2 janvier 2004 dans la salle d’attente du cabinet de mon médecin traitant j’ai lu un article paru dans la revue MAXI du 28.12.2003 avec pour titre : "Antennes de téléphone portable : Notre santé est-elle vraiment menacée ?"

Ce jour là j ’ai fait le rapprochement entre mes problèmes de santé et l’antenne relais située à côté de mon lieu de travail à environ 75 mètres.

Du 26 janvier au 27 février 04 j ’étais en arrêt de travail. A ce jour je vais mieux. J’ai rencontré mon médecin du travail qui a reconnu les dangers de la proximité de ces antennes sur la santé des gens.

Le 27 février, j’ai été déclarée inapte à tous postes dans mon entreprise par le médecin du travail.

A ce jour je suis inscrite aux Assedic suite au licenciement par mon employeur vu la déclaration d’inaptitude totale du médecin du travail.

J’ai contacté la personne qui travaillait à mon poste avant moi. Elle aussi souffrait de maux de tête invalidants, de névralgie ophtalmique allant jusqu’à la paralysie de l’œil. Elle aussi avait fini par mettre cela sur le compte du stress. Le jour où elle a changé de travail ses problèmes ont disparus.

Je sollicite votre aide pour effectuer une enquête, car, dans une période où le chômage touche de plus en plus de monde, il est incompréhensible de devoir perdre un emploi pour des problèmes de santé liés à la négligence des pouvoirs publics préférant le développement à outrance d’une technologie dont les effets sur l’être humains peuvent être graves, plutôt que d’appliquer le principe de précaution comme dans de nombreux pays européens où la puissance d’émissions de leurs antennes est jusqu’à 10 fois inférieure aux nôtres.

Je vous remercie de bien vouloir examiner mon dossier et de donner une suite favorable à ma demande.

Vous trouverez ci-joint des articles de presse et de l’association PRIARTEM concernant les conséquences des antennes relais sur la santé de la population.

Restant à votre disposition, veuillez recevoir, Madame, mes respectueuses salutations.

Copie à la CRAM au Procureur de la République à l’Association PRIARTEM

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