Grenelle des ondes : un bilan de l’AFOM appelle des clarifications !
par Priartem et Agir pour l’Environnement
En date du 12 mai dernier, l’Afom a dressé un bilan particulièrement orienté des débats qui ont eu lieu durant le Grenelle des ondes, obligeant les associations à rétablir quelques vérités.

Grenelle des ondes : un bilan de l’AFOM appelle des clarifications !

- L’AFOM se « réjouit de la clarification apportée par les représentants de l’Organisation Mondiale de la Santé ».

Bien que toutes les parties prenantes aient à se féliciter qu’un débat scientifique puisse avoir lieu durant ce Grenelle des ondes, il est surtout à noter qu’à la suite d’une demande du collège ONG, deux nouveaux experts (Hardell et Kundi) seront sollicités afin d’apporter un point de vue contradictoire aux propos de la représentante de l’OMS. L’AFOM peut sans aucun doute se féliciter d’entendre une seule voix défendre ses intérêts particuliers. Il n’en reste pas moins que le débat contradictoire, transparent et pluraliste que les associations appellent de leurs voeux reste à organiser. L’intervention de l’OMS ne clôt pas, loin de là, le débat scientifique, d’autant que la présentation de la représentante de l’OMS fut très loin d’être partagée par l’ensemble des acteurs associatifs.

- Selon l’AFOM, le seuil de 0,6 V/m préconisé par certaines associations ne serait utilisé nulle part dans le monde. L’AFOM souligne également que les associations spécialisées ont précisé le 6 mai que ce chiffre était, pour elles, un compromis ne pouvant être rattaché à des études scientifiques. »

Etonnamment, l’AFOM semble être devenue, durant ce Grenelle, l’attachée de presse des associations de protection de l’environnement en prêtant des propos aux ONG sans leur accord et bien entendu sans que ces propos aient été tenus… Il est à noter que la Suisse appliquera, dès 2012, dans les lieux de vie le fameux seuil de 0,6 V/m. Les ONG ont, par ailleurs, demandé qu’un responsable de la ville de Salzbourg puisse être auditionné afin que soit mieux connue l’expérience menée depuis plusieurs années déjà, dans cette ville, d’abaissement du seul d’exposition à 0,6 V :m. Sans aller chercher à l’étranger des expériences remettant en cause les seuils de 41 et 58 V/m, il faut rappeler que la Ville de Paris, en accord avec les opérateurs a déjà abaissé ces seuils d’exposition à 2 V/m. Il est également à noter que les 500 dernières mesures mises en ligne par l’Agence nationale des fréquences démontrent que l’exposition réelle mesurée en France n’est pas très éloigné de ce que proposer les associations. Le passage à 0,6 V/m nécessiterait le démontage ou le redéploiement d’environ 10% des sites existants.

Enfin, les représentants de l’AMF et de l’AMGVF ont rappelé leur souhait de revoir significativement à la baisse les seuils d’exposition, démontrant l’isolement dans lequel se trouvent actuellement les opérateurs. Dire que le seuil de 0,6 V/m, proposé par des scientifiques, est la traduction d’un chiffre rond – 1mxatt/m2 – et résulte de la recherche d’un compromis entre des préoccupations de santé publique et la possibilité de faire fonctionner la téléphonie mobile, ne signifie pas qu’il a été fixé en dehors de toute considération scientifique. Ceci signifie seulement qu’il ne s’agit pas de l’application pure et simple de résultats scientifiques qui prouveraient pour le présent et pour l’avenir, que, à 0,7 V/m, il y a des problèmes et, à 0,5 V/m, il n’y en a pas.

- Selon l’AFOM, au cours de cette réunion, les représentants de l’OMS ont souligné « l’absence d’effets nocifs des antennes relais pour la santé des riverains »

Les associations n’ont manifestement pas participé au même Grenelle des ondes car une seule et unique représente de l’OMS est intervenue, rendant l’utilisation du pluriel illégitime. A nouveau, les réactions unanimes du collège ONG à la suite de cette intervention ont démontré que l’intervention de l’OMS était sans doute nécessaire mais pas suffisante. A ce titre, les associations attendent beaucoup l’intervention de l’épidémiologiste autrichien Mickaël Kundi (dont la représentante de l’OMS a reconnu que « l’étude était très bonne ») qui infirme les propos rassurants des opérateurs puisqu’un lien entre exposition aux rayonnements de l’antenne et effet sanitaire semble avoir été constaté et ce, à des niveaux très bas, juste au-dessus de 0,6 V/m, notamment (cf supra).

Que l’Association française des opérateurs mobiles s’expriment est légitime dans le cadre du Grenelle des ondes. Que la défense des intérêts bien compris des opérateurs amène cet organisme à énoncer des contre-vérités méritent néanmoins des clarifications et démentis à même de rétablir la réalité des propos tenus durant le Grenelle des ondes. A l’aune des écrits de l’AFOM, les associations constatent que cet organisme est prêt à tout pour échapper à une réglementation contraignante contraignante encadrant l’implantation des antennes relais.

Agir pour l’Environnement,

PRIARTéM

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