Courrier de Priartem adressé aux candidats à l’élection présidentielle : réponses
par Priartem

Nous nous étions engagés à publier les réponses apportées par les candidats à notre courrier afin que chacun puisse ainsi juger de l’engagement des candidats sur le grand problème de santé publique environnementale qui nous intéresse.

Voici les quatre principales réponses, la première émanant de Ségolène Royal, puis, dans l’ordre d’arrivée, celle de Nicolas Sarkozy, celle de Marie-George Buffet, et, par mail, celle de Dominique Voynet.

Avant de formuler notre commentaire sur le contenu de chacune de ces réponses, il faut souligner que le simple fait que quatre candidats aient répondu à notre courrier, dont deux candidats en situation d’être potentiellement élus comme Président de la République le 6 mai, apporte la preuve que le dossier sur lequel nous nous battons ne peut plus être négligé et que notre association a su acquérir une place et une légitimité reconnues nationalement.

A nous d’optimiser ce crédit pour avancer, de façon toujours plus convaincante, nos arguments en faveur d’une réglementation respectueuse de l’application du principe de précaution. Car, comme nous allons le voir, si nous percevons quelques ouvertures, la bataille est encore loin d’être gagnée.

Réponses et commentaires de Priartem

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Réponse de Ségolène Royale

La candidate socialiste ne reprend pas à son compte les sempiternelles références aux rapports d’expertise qui concluent qu’il n’y a pas de problème. Nous considérons ceci comme un progrès sensible, d’autant qu’elle avance clairement, contrairement à tout ce qui nous a été répondu jusqu’à maintenant que le principe de précaution doit s’appliquer à notre dossier. Elle ne s’engage pas sur des propositions concrètes mais sur une méthode : ce qu’elle appelle la "démarche de la démocratie participative" par le développement de conférences de consensus. Cette procédure, très développée dans les pays nordiques, a fait ses preuves dans le domaine des avancées démocratiques et citoyennes. Suffira-t-elle à contrer le puissant lobby de la téléphonie mobile. Rien n’est moins sûr. Il faudra donc, outre une volonté de faire progresser la vie citoyenne dans notre pays, une volonté politique de privilégier les intérêts de santé publique face aux intérêts économiques

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Réponse de Nicolas Sarkozi

Si l’on s’attache, tout d’abord, aux éléments positifs, on constate qu’il reprend comme engagements des éléments sur lesquels, comme il le dit lui-même, existe un certain consensus, et qui se trouvaient inscrits dans la proposition de loi « relative à la réduction des risques pour la santé publique des installations et des appareils de téléphonie mobile » : l’obligation d’obtention d’un permis de construire, la limitation de la durée des baux qui lient un opérateur à un bailleur, la transparence de l’information concernant le DAS, l’interdiction du portable à l’école et au collège (on y ajouterait le lycée, ce ne serait pas plus mal…) et une opposition à tout produit de type Babymo. Par ailleurs, le candidat ébauche l’idée de définition d’un périmètre autour de certains bâtiments ( !?).

Sa réponse marque également, mais de manière nettement moins affirmée que celle de Ségolène Royal, une volonté d’accroître la place de l’expression citoyenne dans ce dossier.

En revanche, en ce qui concerne l’engagement de définir de nouvelles normes, les références tant à l’OMS qu’à l’AFSSET, des phrases telles que « les craintes actuelles ne viennent pas de la connaissance du danger », ou encore « la première des priorités reste d’aller plus loin en matière de transparence »…, suggèrent clairement que la thèse du déni du risque pour les riverains d’antennes demeure encore ici bien présente.

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Réponse de Marie-George Buffet
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Réponse de Dominiqiue Voynet

Nous faisons un commentaire commun car, sur le fond, les deux réponses vont dans le même sens. Comme Ségolène Royal, les deux candidates considèrent que le principe de précaution doit s’applique sur ce dossier. Comme Ségolène Royal et Nicolas Sarkhozy, elles constatent que la transparence et la consultation citoyenne doivent y être introduites. A la différence des deux autres candidats, elles prennent position sur une valeur d’exposition du public à imposer. Elles retiennent, non pas la valeur de 0,6 v/m que nous proposons, mais, toutes deux, celle de 1 v/m, en référence à la proposition du parlement européen, nous précise Madame Buffet. Ceci serait évidemment beaucoup, beaucoup mieux que ce que nous avons aujourd’hui. Dominique Voynet est la seule qui précise ce que devrait être, pour elle, le périmètre de sécurité autour des bâtiments sensibles : 300 mètres.

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