Allemagne. Quand les médecins sonnent l’alerte... l’appel de Bamberg
par Priartem

Premier symposium de médecins, le 29 janvier 2005 à Bamberg

Suite à l’appel lancé par plusieurs dizaines de médecins, en août 2004, appel connu sous le nom d’ « Appel de Bamberg », médecins et scientifiques se sont réunis, en janvier 2005, dans la ville de Bamberg, pour travailler ensemble sur l’état des connaissances concernant les effets athermiques des champs électromagnétiques de haute fréquence.

Nos amis allemands nous ont fait parvenir une synthèse des débats de ce symposium dont la traduction a été assurée par Marion Dupuis, coordinatrice Priartem.

Ce symposium a rassemblé environ 350 participants. En plus de médecins, y ont participé des représentants d’initiatives de citoyens et des victimes de l’électrosmog. Il est ressorti des débats riches et fournis que l’on peut considérer, avec certitude, que les champs électromagnétiques (EMF) sont à considérer comme l’un des facteurs de stress, facteurs qui induisent la formation de radicaux libres et qui peuvent diminuer les antioxydants, leurs opposants.

Selon le Prof. Ulrich Warnke, les radicaux libres NO peuvent provoquer dans le corps un stress qui conduit aux conséquences physiopathologiques suivantes :
- troubles de l’activité des mitochondries ;
- troubles de l’utilisation du sucre ;
- troubles de la fonction des neurotransmetteurs ;
- troubles de l’apoptose (mort de la cellule programmée) ;
- formation de mutations héréditaires ;
- formation de superoxyde et peroxinitrite… conséquences qu’il a développées lors d’un long rapport récapitulatif.

Selon le Prof. Karl Hecht qui a examiné des malades souffrant de troubles chroniques du sommeil susceptibles d’être déclenchés par des facteurs de stress tels que le bruit ou les EMF, les conséquences secondaires à ces troubles du sommeil sont les suivantes :
- Hypertonie
- attaques cardiaques ;
- attaque d’apoplexie ;
- tumeurs malignes ;
- asthme, bronchites ;
- dépressions ;

Les symptômes pathologiques relevés par la recherche scientifique ont été confirmés et concrétisés par les rapports des victimes de l’électrosmog.

Quant à la psychothérapeute le Dr. Christine Aschermann, elle constate, ià partir de fin 1997,l’apparition de maladies absolument nouvelles dans sa consultation.

L’année 1998, elle fut confrontée aux cas de 18 patients qui visiblement se portaient très mal, mais sans qu’on n’en sache la raison. A l’époque, Christine Aschermann ne savait encore rien de la téléphonie mobile. Elle se renseigna auprès des autorités de santé publique, mais elle n’y trouva pas d’aide. Ce n’est que, petit à petit, qu’elle découvrit que la téléphonie mobile pouvait être à la source de ces troubles. Elle put alors ranger ses malades en fonction de régions plus ou moins exposées aux rayonnements.

Le Dr. Aschermann releva les symptômes suivants : erreurs, oublis, difficultés à trouver les mots, gonflement des articulations, tête embrouillée, accès de nervosité, phases maniaques, dépressions, angoisses et instabilité, troubles sexuels, thrombose du nerf optique, acouphènes. Quelques malades avaient les yeux rigides, brillants, d’autres un visage gonflé.

Le Dr. Reinhold Jandrisovits, médecin pratiquant à Müllendorf (Autriche) a réalisé une étude analogue à celle de Naila. Il s’occupe d’une commune de 1.200 habitants au sud-est de Vienne. En tant que médecin de famille il dispose des données médicales sur environ 90 % de la population et il connaît donc très bien le déroulement des maladies. Entre 2000 et 2001 on a installé à Müllendorf 3 émetteurs de téléphonie mobile. A partir de l’année 2002 le médecin constata l’accroissement de maux tout d’abord inexplicables, tels que troubles du sommeil, agitation continuelle, stress, tension, états d’épuisement, difficultés à trouver les mots, pression sanguine accrue et pulsations plus élevées. La fréquence des troubles du sommeil augmenta avec le temps : 2001 - 16 personnes, 2002 - 47, 2003 - 80.

Ce n’est qu’au cours des dernières années que le Dr. Jandrisovits a fait le lien entre les maux des habitants et les émetteurs de téléphonie mobile dans le bourg. Ensuite il a fait un test sur quelques volontaires : lors de troubles sanitaires particulièrement accentués, ces personnes devaient se servir d’un appareil d’enregistrement. En même temps un relevé de longue durée des pics d’émission des émetteurs a été réalisé. Le graphique montra une concordance stupéfiante entre les pics d’émission et l’étendue des troubles de santé. Le Dr. Jandrisovits a travaillé en étroite collaboration avec la Direction de la Santé régionale de Salzbourg. Après les médecins de Naila, il apporte la preuve que les médecins peuvent contribuer à faire avancer la connaissance scientifique sur cette question.

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